La grosse colère de Laurent Marti

Nicolas Pion

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Laurent Marti est colère. Pour le président de l'Union Bordeaux Bègles, l'humiliation subie à Colomiers samedi (44-16) lors de la 27e journée de Pro D2 clôture une semaine noire. A l'origine de l'ire présidentielle, la défaite à Oyonnax (18-17) le week-end précédent, largement imputable à l'arbitrage. « Les joueurs en pleuraient dans les vestiaires, raconte Laurent Marti. En regardant la vidéo du match, à froid, j'ai compris que nous nous étions fait voler la victoire pour la cinquième fois de la saison, après les matchs contre La Rochelle [4e journée], à Auch [10e], Grenoble [15e] et Albi [22e]. »

Dans Midi Olympique, le placide président stigmatise « la faiblesse mentale » de certains arbitres, « frôlant la malhonnêteté intellectuelle ». Laurent Marti n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer l'injustice dont il estime son équipe victime. Des mots forts et assumés. « Je persiste. Avec ces cinq victoires, nous serions qualifiables aujourd'hui. Je demande un peu de courage et de force de caractère aux hommes en noir pour résister à la pression du public. » Après la prévisible décompression à Colomiers, restent pour lui l'amertume née de l'humiliation et « la certitude que si nous ne sommes pas qualifiables, c'est aussi par inconstance et par nos propres lacunes ». Tant pis si le prochain adversaire, dimanche prochain, se nomme Métro Racing, leader incontesté de ProD2. Le président prévient : « Mieux vaudra pour les joueurs sortir un gros match. Ceux qui auront lâché mentalement n'auront pas leur place à l'Union. » W