Les Canaris reprennent leur respiration

David Phelippeau

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« Tous les joueurs savent qu'ils ont été bidon, ce soir ! » Cette analyse sans concession n'est pas signée d'un Canari, mais du Niçois David Hellebuyck. Quelques secondes avant, complètement abasourdi, le même milieu de terrain avait évoqué « un petit match de Ligue 1 ». Pour une fois que les Nantais s'imposent - « exploit » qu'ils n'avaient plus réalisé depuis neuf matchs -, voilà qu'on minorerait presque leur performance...

Pourtant, c'est une réalité, le FC Nantes a gagné, samedi soir, en profitant au maximum de l'incurie dans tous les secteurs de jeu des Azuréens, déjà assurés d'évoluer dans l'élite la saison prochaine. « Tant mieux pour nous s'ils étaient en vacances, comme vous le dites, estime le milieu de terrain David De Freitas. J'espère que Rennes et Le Havre viendront aussi en touristes dans quelques semaines, moi, ça ne me dérange pas ! » L'entraîneur Elie Baup, de son côté, accepte beaucoup moins l'idée d'une démission collective des Niçois, qui obligerait à minimiser la performance des siens. Il élude même la question, préférant mettre l'accent sur « le bon début de match », un pressing très haut et la faculté de son équipe « à défendre en avançant ». Baup n'a pas tort. Au-delà des négligences niçoises, les Canaris se sont vraiment rassurés dans la manière. « On avait perdu notre collectif depuis quelques semaines. A l'inverse, samedi, on était ensemble ! », corrobore De Freitas.

A six journées du terme, le FCN (16e), en apnée depuis près de deux mois et demi, sort la tête de l'eau. Il replongera dans son opération-maintien dès dimanche. « Une défaite à Nancy, et on peut retomber », prévient De Freitas. W