Le verre du Racing à moitié vide

Floréal Hernandez

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« Ne voyons pas le verre à moitié vide », optimisait Jean-Marc Furlan, jeudi avant la 32e journée de Ligue 2. Car à ce moment-là, le Racing était troisième et comptait quatre points d'avance sur le quatrième, Boulogne. Alors même avec une série de forfaits, il y avait peu de nuages à l'horizon pour l'entraîneur strasbourgeois.

Une fois, la rencontre passée à Tours (une défaite 2-0), les choses se sont un peu obscurcies pour le RCS. Car si le club est toujours sur le podium de Ligue 2, un seul point le sépare de Boulogne (4e), Tours (5e) est revenu à trois points et Montpellier (6e), en cas de succès face à Lens, peut recoller à deux points. Si le Racing est toujours « maître de son destin, dixit le défenseur central Steven Pelé au micro de France Bleu Alsace. Il n'est plus question de rigoler. » Le sourire n'était pas sur le visage de Philippe Ginestet après l'échec tourangeau. « C'est une grande déception. Ce que nous avons montré ce soir n'était pas digne d'un prétendant à la montée. » Si l'entame strasbourgeoise n'a pas été mauvaise, une saute de concentration a anéanti tout espoir de victoire avec deux buts encaissés par Tenema N'Diaye (25e) et Claudiu Keserü (28e). Deux balles repoussées sur leur ligne par des défenseurs locaux ont annihilé les velléités de révolte du RCS à la demi-heure de jeu. Le reste de la rencontre se révélant mièvre. « On a essayé de jouer et on s'est fait contrer. On s'est fait prendre comme des enfants, résume sobrement Steven Pelé. Il faut arrêter de jouer avec le feu. » La prochaine rencontre opposera les Strasbourgeois aux Messins. Deuxièmes avec un point de plus que le RCS, les Lorrains sont tombés à domicile contre Clermont (1-3). « Chaque fois qu'on a l'occasion de faire le break, on glisse, peste le gardien suisse Germano Vailati. Il faut ranger les calculettes. » Ce joker grillé, le FC Metz se doit maintenant de « ramener quelque chose de Strasbourg », annonce Vailati. Pour les Strasbourgeois, le verre à moitié vide sera plein d'absents, lundi prochain, pour ce derby de l'Est : suspension de Renaud Cohade et d'Harlington Shereni, blessures de Marcos, de Yassine Bezzaz. Or Jean-Marc Furlan ne cesse de le répéter : « Quand nos joueurs cadres ne sont pas là, nous sommes fragilisés. Nous devenons alors une équipe quelconque. » Une telle formation ne pourra pas monter en L1. Il faut donc absolument se reprendre malgré les absents. W