Avec Vettel et Webber, Red Bull fait coup double

FORMULE 1 L'écurie aux deux taureaux réalise le doublé lors du Grand Prix de Chine...

R.S.

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L'Allemand Sebastian Vettel, soulevant le trophée du Grand Prix de Chine, le 19 avril 2009, devant Marc Webber (à gauche ) et Jenson Button.
L'Allemand Sebastian Vettel, soulevant le trophée du Grand Prix de Chine, le 19 avril 2009, devant Marc Webber (à gauche ) et Jenson Button. — N.Elias/REUTERS

La saison de F1 ne se résumera donc pas à la mainmise des Braw GP et leurs voitures aux extracteurs tant décriés. Sur le circuit détrempé de Shanghai, deux monoplaces conventionnelles, sans diffuseurs d’air, ont pointé le bout de leur nez aux deux premières places sur la ligne d’arrivée. Grâce à Sebastian Vettel, l’écurie Red Bull enregistre sa première victoire en Grand Prix. Mais aussi son premier doublé, avec la deuxième place de l'Australien Marc Webber.

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Derrière, Jenson Button habitué aux victoires depuis le début de la saison, se contente pour la première fois d’une troisième place. Le pilote britannique conserve malgré tout la tête du championnat du monde après trois courses. Mais avec le coup d’accélérateur des Red Bull, celui-ci semble déjà relancé.

Ce scénario doit ravir Bernie Ecclestone, le patron de la F1 qui ne s'attendait pas lui-même à une entame aussi bluffante. Il offre aussi un espoir à la plupart des écuries malheureuses en ce début de saison phagocité par la domination des Brawn GP et la polémique technique sur les extrateurs d'air, placés à l'arrière des voitures.

La deuxième après Monza

Sur une piste détrempée, Vettel a terminé beauté un week-end où il n'a pas commis la moindre erreur. «C'est la deuxième fois de ma carrière que je gagne une course sur piste humide, sourit le jeune allemand, vainqueur l'année dernière à Monza. Il y avait des endroits où on n'avait aucun contrôle. Il fallait juste essayer de ne pas toucher la voiture, de ne pas rétrograder, ne pas trop freiner.» Auteur de la pôle position, il a contrôlé tous ses adversaires pendant la course, ne cédant sa place de leader que lors de ses ravitaillements.

Celui que les médias allemands présentent comme le successeur de Schumi - le côté strass et show biz en moins - a bénéficié d'une visibilité optimale pour s'offrir la deuxième victoire de sa carrière, après Monza l'année dernière. Derrière lui, la course dont le départ a été donné avec la voiture de sécurité s'est résumée à un enchaînement de glissades, tête à queue et sortie de piste qui ont coûté très cher aux Renault et surtout aux Ferrari. La semaine prochaine à Bahreïn, les pilotes de la Scuderia courront toujours après leurs premiers points.