«Federer nous en fait voir de toutes les couleurs»

TENNIS La presse suisse romande bouleversée par la victoire d’un Helvète contre un autre Helvète...

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Le Suisse Roger Federer, à sa sortie du court à Monte-Carlo en 8e de finale le 16 avril 2009.
Le Suisse Roger Federer, à sa sortie du court à Monte-Carlo en 8e de finale le 16 avril 2009. — SIPA

Un Suisse romand (Stanislas Wawrinka) bat le meilleur tennisman suisse de l'histoire (Roger Federer, le germanophone). Ça n'était plus arrivé depuis la victoire de Marc Rosset il y a 9 ans. Un événement qui ne pouvait que bouleverser la presse helvétique francophone. «Wawrinka profite de la météo pour battre Federer», titre par exemple «La Tribune de Genève» pour qui «l’humidité et le vent sont deux facteurs qui peuvent expliquer la contre-performance (de Federer, ndlr) au lendemain d’un match parfaitement négocié contre Andreas Seppi sous un soleil estival». Quant à l'édition suisse de «20 Minutes», elle donne la parole au jeune Vaudois victorieux: «C'est ma plus belle victoire, dit-il au journaliste. Il est évident que Roger n'est pas encore dans le rythme sur terre battue. Il n'empêche que j'ai le sentiment d'avoir réussi, sur le plan physique, l'un des meilleurs matchs de ma carrière.»

De son côté, «Le Temps», choisit le style poético-tragique pour décrire «le dur retour sur terre» de l'ex-numéro un mondial: «Rendons grâce à Stanislas Wawrinka, pour son premier exploit sur le circuit, d’avoir ôté une certaine équivoque: plus personne ne viendra douter de ses aptitudes à l’épate, et encore moins, tout aussi sûrement, des tourments inavouables de sa victime, Roger Federer, promptement démystifiée sur la terre lourde de Monte-Carlo.»

En conclusion, on remarquera, comme «Le Matin», qui revient sur la forme de Federer, qu'après «les larmes et la raquette brisée, voici la défaite contre son pote: Federer en fait définitivement voir de toutes les couleurs à ses supporters en ce début d’année».