Valenciennes aime se faire peur

Antoine Maes

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A force, l'expression a fini par être galvaudée. Pour Pancho Abardonado, la réception du Mans, samedi, sera « le match de l'année ». Et ce n'est pas le premier, les Nordistes ayant déjà eu à jouer des matchs au couteau contre des concurrents directs. Mais alors que les Valenciennois ont rangé leur série de treize rencontres sans défaite au placard, le revers face à Nancy (2-0) a jeté un léger froid. « J'entends toujours les mêmes questions. Un tournant... Bon, c'est un match, il y a trois points à gagner. On va essayer de se venger sur les Manceaux. Mais même avec 39 points, on ne serait pas encore sauvés », remarque Antoine Kombouaré.

Le coach n'a jamais annoncé que le maintien était acquis. Et cette semaine, il doit en plus faire avec une infirmerie pleine, étant lui-même obligé de participer aux oppositions pendant les entraînments. « J'ai treize joueurs de champs sous la main. Je ne suis pas content des entraînements, parce qu'il y a moins de concurrence, et donc moins d'intensité », souligne Kombouaré. Reste que cette situation ne mine pas les joueurs. « Dans nos têtes, on s'est préparés à jouer notre maintien lors de la dernière journée, à Saint-Etienne. Mais plus rapidement on prendra les points, mieux ce sera. On a sept points d'avance sur la zone rouge : après deux défaites, on peut se retrouver dans le trou », prévient Johan Audel. ■