« Un sacré challenge à relever »

David Phelippeau

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« Le chemin vers le maintien sera long et difficile. » Thierry Anti, appelé à jouer le pompier de service il y a une quinzaine de jours, n'est pas dupe. A six journées du terme du championnat de D1, le « H » occupe l'avant-dernière place avec deux points de retard sur le premier non relégable Nîmes. Il n'y a pas encore le feu, mais une défaite, ce samedi, contre Tremblay (3e), réduirait encore davantage la marge de manoeuvre du « H ». Fraîchement revenu de son périple à Miami dans le cadre des phases finales de la Coupe de la Ligue (où il coachait l'équipe des All Stars), Anti a expliqué, hier, son axe de travail prioritaire pour cette fin de saison et a réitéré avec force sa soif de succès avec Nantes.

Son avis sur le Final Four de Miami « Délocaliser pour la première fois la finale de la Coupe de la Ligue à Miami est vraiment une idée de dingue au départ. C'est vrai, il y a des trucs qui n'ont pas fonctionné. On était là-bas pour promouvoir le hand, mais au niveau des spectateurs, ça a fait un bide ! On nous avait promis 10 000 personnes à chaque match. On en était très loin. Je pense qu'il y a eu un gros couac au niveau de la communication. Mais tout n'est pas à jeter car ceux qui ont fait le déplacement étaient enchantés par ce séjour. L'idée me semble très bonne, mais il faudra savoir tirer des conclusions sur ce qui n'a pas marché... »

Son plan de bataille pour le « H » « Depuis mon arrivée, je n'ai vu les joueurs que trois jours en tout. Mais j'ai senti que l'équipe répondait bien. J'ai été agréablement surpris. Ils sont réceptifs et semblent déterminés. Ils savent qu'avec Grégory Cojean (l'autre coach), on veut les emmener sur un autre chemin. Il faut changer leurs habitudes de jeu, les orienter vers un jeu plus direct, plus simple. Il va aussi falloir qu'ils apprennent à mieux gérer les temps forts et faibles d'un match. Enfin, quand vous avez un potentiel moins important que les autres, l'investissement en défense doit être encore plus important. Je n'aime pas faire de calculs, mais si on obtient trois victoires sur les six derniers matchs, on devrait s'en sortir. C'est simple, il faut gagner un match sur deux.

Son ambition pour le « H » « Le discours des dirigeants nantais m'a vraiment plu. Si je n'avais pas senti leur projet, je n'aurais pas signé ici, croyez-moi ! Le maintien dans l'élite est un sacré challenge à relever. Mais j'aime me mettre en danger. C'est l'essence même du sport de haut niveau. Je le répète, je suis venu pour faire de Nantes un grand club français dans les années à venir mais le chemin va être très long. J'espère bien jouer l'Europe avec le « H » ■