En passant par l'alsace avec son vélo

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A peine remis d'une fracture de la clavicule, Thomas Voeckler multiplie les sorties à vélo. Avant-hier, il a suivi le peloton sur les 202 km de Paris - Camembert. « Ça allait mieux que la semaine dernière », avoue le coureur de l'équipe Bbox Bouygues Telecom. Pour sa première sortie, trois semaines après sa chute dans la sixième étape de Paris, il avait peiné en queue de peloton voire décroché lors des quatre jours du Circuit de la Sarthe (7 au 10 avril). « Je savais avant d'y aller que je terminerais dans les derniers. Je m'y étais préparé. Quand on sait pourquoi, ce n'est pas bien grave. » Cette place de lanterne rouge lui a rappelé ses premières courses professionnelles.

« Là, je n'ai plus de douleur. Ça me gêne parfois. J'ai passé une radio de contrôle, samedi, et j'ai obtenu le feu vert définitif. Je ne stresse plus par rapport à ma clavicule », explique Thomas Voeckler. Il reconnaît toutefois que quand une chute intervient dans le peloton, il y repense. « Mais quand je serai rétabli à 100 %, je serai plus à l'aise et n'aurai plus d'appréhension. » Pour retrouver son état de forme du début de saison (victoires dans l'Etoile de Bessèges et au Tour du Haut Var), le champion de France 2004 enchaîne les courses. Après la Sarthe et la Normandie, il va passer son week-end en Bretagne où se disputent, samedi et dimanche, les cinquième et sixième manches de la Coupe de France : le Tour du Finistère et Tro Bro Leon. Cette seconde course, le Tour du Léon en français, testera sa clavicule avec ses secteurs empierrés et ses chemins de terre. « Après 20 jours d'arrêt, je suis encore court physiquement », confie le natif de Schiltigheim. Dans l'encadrement de Bbox Bouygues Telecom, on est confiant. « Il va vite revenir à son meilleur niveau », affirme Ismaël Mottier.

Le périple de Voeckler ne s'arrêtera pas là, il rejoindra ensuite l'Alsace. « Avec mon épouse, on a eu un p'tit gars en décembre. On vient le montrer aux grands-parents. » Entre deux visites, il prendra le temps de s'entraîner. « C'est comme un stage en famille, plaisante l'ancien maillot jaune. Je vais pouvoir faire un peu de moyenne montagne avant de rejoindre Liège [la classique ardennaise Liège-Bastogne-Liège se dispute le 26 avril]. » ■F. H.