Lille et Paris se quittent bons amis

FOOT Au Stadium, les deux équipes partagent le points du match nul 0-0...

A Lille, Antoine Maes

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Le Parisien Ceara (à gauche), à la lutte avec le Lillois Mavuba, lros du match Lille - PSG de L1 du 12 avril 2009
Le Parisien Ceara (à gauche), à la lutte avec le Lillois Mavuba, lros du match Lille - PSG de L1 du 12 avril 2009 — L.Maillard/REUTERS

Dans ce sprint final de la L1, ce Lille-PSG aura finalement été une étape en trottinant. On attendait de cette rencontre qu’elle décante le classement, elle l’a tassé, puisque les deux équipes se sont quittés dos à dos (0-0). Et c’est Toulouse qui en profite en récupérant la 4e place, laissant le Losc au 5e rang et le PSG au 6e.

Paris s'en contente


Paris a eu sa chance. Sessegnon a fait peser un danger constant sur l’arrière-garde nordiste. Et M. Jaffredo aurait pu se laisser prendre par la simulation de Hoarau (61e), après un contact avec Mavuba. Un petit cour de théâtre s’impose: tomber avant un contact n’a que très rarement permis de récolter un penalty. Tout ça est tout de même satisfaisant pour Paul Le Guen. «C’est un bon point de prix. On reste au contact, dans le peloton de chasse. Il ne fallait pas être décroché » souligne l’entraîneur parisien. Prendre un point, c’est pas un mauvais résultat. Il a juste manqué de mobilité, de dynamisme. Mais le courage et l’ambition m’ont plu». Pour le reste, les coéquipiers de Claude Makélélé peuvent dire un grand merci à Mickael Landreau.

Regrets lillois

Pour l’équipe de L1 la plus performante à domicile, un match nul à domicile, c’est forcément «deux points de perdus», de l’aveu même de Rudi Garcia. Mais le Losc s'est montré moins tranchant que d'habitude, à l'image d'un Michel Bastos en demi teinte. D'ailleurs, la plus belle flèche lilloise est venue dans les arrêts de jeu. Déviation de Fauvergue vers Frau, qui oblige Landreau à une parade décisive. «Tout ça aurait mérité un meilleur sort», regrette l’entraîneur nordiste. Mais pour le Losc aussi, tout ça n’a rien d’infamant. «On aurait du mener à la mi-temps, et on a eu un bon finale. Il faut parfois se contenter d’un match nul. Quand on sent qu’on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre » assure Rudi Garcia. Mais pour les deux équipes, ce rythme-là ne suffira pas pour viser le podium.