Un choc capital pour les Lillois

Antoine Maes

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C'est un long sprint qui, pour eux, a démarré de la plus belle des manières. Dimanche, les Lillois recevront le PSG, et sont assis sur une belle brochette de quatre victoires consécutives, alors qu'ils entament le dernier quart du championnat. Pour le moment, ça ne leur donne droit qu'à une chose : rêver. « La lutte est acharnée. Mais c'est vrai, en ce moment, on flotte sur notre petit nuage », souligne Ludovic Obraniak. Jusqu'où ce petit nuage peut-il porter le Losc ? Jusqu'à dimanche, ce serait déjà bien. Les Parisiens ont exactement le même nombre de points que les Dogues. Tout juste lâchent-ils la 4e place à la différence de buts. A ce moment précis de la saison, ce serait mentir de dire qu'on attendait le Losc à cette place. D'ailleurs, ils n'ont jamais été voir plus haut.

Alors pourquoi attendre autant de ces Lillois ? « On a peut-être une force intérieure que d'autres équipes n'ont pas », remarque Eden Hazard. On n'en doute pas, mais tout de même, ça reste un élément hautement inquantifiable... Le plus simple, pour se rassurer, c'est quand même de rappeler quelques vérités mathématiques. A domicile, Lille est la meilleure équipe de L1. Et depuis que les Dogues fréquentent ce grand frigo qu'est le Stadium Nord, le PSG ne s'y est jamais imposé.

Ça ne fait pas des Nordistes les vainqueurs certains de l'affiche de cette 31e journée de L1. Le match aller (1-0), l'une des cinq défaites du Losc, a toujours du mal à passer. « Il reste un goût d'inachevé. On avait eu le ballon, mais nous n'avions rien obtenu au bout. Forcément, on sera revanchard », conclut Ludovic Obraniak. ■