« On peut battre Villeurbanne »

Recueilli par Stéphane Marteau

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Comment abordez-vous le choc au sommet de la 25e journée de Pro A contre l'Asvel, vendredi ?

Nous sortons d'une passe difficile durant laquelle nous avons subi quatre revers de rang après notre défaite en finale de la Semaine des As. Mais c'est compréhensible, car la saison est longue. Nous ne sommes pas les seuls à avoir eu un coup de mou. Il fallait s'en sortir et nos deux derniers succès nous ont permis de rester au contact du haut du tableau.

Le match contre l'Asvel est-il déterminant pour l'obtention de la première place de la saison régulière ?

Pour nous, certainement, car en cas de victoire, nous reviendrions à hauteur de l'Asvel et tout serait alors encore jouable. Dans le cas contraire, je pense que Villeurbanne serait assuré de terminer premier, même s'il peut toujours arriver quelque chose lors des cinq dernières journées. Mais je n'y crois pas trop.

Pensez-vous avoir pris un ascendant psychologique sur votre adversaire, que vous avez dominé à deux reprises cette saison (70-64 le 12 décembre et 72-66 le 21 février) ?

Contrairement à eux, nous savons que nous pouvons les battre, puisque nous l'avons déjà fait. Mais nous sommes bien conscients de la valeur de l'opposition et ce sera d'autant plus difficile de s'imposer à l'Astroballe.

Quels enseignements avez-vous tirés de ces deux précédents matchs ?

A chaque fois, cela s'est joué à peu de choses. Ce furent deux très belles oppositions entre deux des équipes qui présentent le jeu le plus équilibré des deux côtés du terrain. Ce ne fut pas une opposition de style, car les deux formations se ressemblent. Chacune connaît le jeu de l'autre, mais il y aura forcément des adaptations stratégiques.

A quel genre de rencontre faut-il s'attendre ?

Ce devrait être un vrai combat, intense et équilibré, à moins qu'une des deux équipes soit en réussite aux tirs. Si le niveau d'adresse est standard, on risque d'être dans une opposition fermée. Par conséquent, l'équipe qui sera la plus performante dans le jeu de relance et qui exploitera au mieux les huit premières secondes de possession devrait l'emporter.

Rencontrer l'Asvel est-il un rendez-vous particulier pour vous, qui avez dirigé ce club il y a six ans avant d'en être licencié ?

Pas du tout. Je n'ai aucune rancoeur vis-à-vis de l'Asvel. Sportivement, je ne suis certainement pas arrivé à la meilleure période. Mais j'ai toujours défendu le projet du club, qui devrait dominer le Championnat de France durant plusieurs années. Ainsi, au regard des efforts structurels entrepris par ses dirigeants, je ne suis pas choqué qu'on lui attribue une invitation pour participer à l'Euroligue.

Une qualification pour l'Euroligue fait-elle partie de vos objectifs ?

Je ne pense pas que nous soyons encore assez structurés pour jouer cette compétition, dans la mesure où nous n'avons pas de salle adaptée au haut niveau européen. Ce n'est pas le sportif qui doit porter le projet d'un club. Mais ça ne nous empêchera pas de nous battre pour le titre. ■