« Si Baup n'y arrive pas, qui y arrivera ? »

Recueilli par David Phelippeau

— 

Avez-vous le sentiment de rencontrer Nantes, votre ancien club, au meilleur moment ?

Ils sont dans une sale période. Ils sont en plein doute. Mais, je me méfie. Quand je vois le mal qu'on a eu pour prendre un point samedi dernier, à Caen (0-0), une équipe supposée plus en difficulté que Nantes... Si on pense que ça va passer sans souci, on se trompe.

Le FCN de cette saison vous rappelle-t-il celui de 2007, l'année de la relégation, lorsque vous étiez encore Canari ?

Il y a des similitudes car, comme eux, il y a deux ans, on jouait le maintien. J'espère de tout coeur que le FCN ne connaîtra pas la même issue. Après, il y a aussi de grandes différences. Il y a deux ans, on avait été lanterne rouge tout le temps. Cette saison, ils ont passé plus de temps en dehors de la zone de relégation. Ils ont un peu plus de marge... Enfin, en 2007, on avait connu quatre gardiens [Stojkovic, Briant, Barthez et Heurtebis] et quatre entraîneurs [Le Dizet, Eo et le duo N'Doram-Der Zakarian]. Il y avait plus de remous en interne. A l'époque, on se disait : « Mais, on est où là ? » Le destin voulait que Nantes descende. Cette saison, le FCN doit avoir confiance en lui et il s'en sortira... De toute façon, si Baup n'arrive pas à sauver le FCN, qui y arrivera ?

Si on vous dit que Toulouse n'est pas une équipe agréable à regarder, ça vous agace ?

Je vous invite à venir à revoir nos derniers matchs à domicile, et pas seulement ceux contre le PSG (4-1) ou Bordeaux (3-0). On dit souvent qu'on est trop défensifs. Oui, on l'a été en début de saison car Alain Casanova reprenait l'équipe et voulait s'appuyer sur une base solide. Mais depuis trois mois, on est davantage tournés vers l'attaque. ■