La SIG appréhende la coupure

Floréal Hernandez

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Le passage de Barack Obama est toujours visible au Rhenus. Dans l'allée qui mène les joueurs des vestiaires au parquet, les flonflons bleus sont toujours accrochés. La présence du président américain et du sommet de l'Otan a perturbé le quotidien de la SIG. Un match avancé au 24 mars contre Roanne, des entraînements délocalisés. Des conditions pas idéales pour préparer la venue de Cholet. « Ça nous a fait une coupure de dix jours. On a perdu le rythme, avoue Frédéric Sarre, l'entraîneur strasbourgeois. C'est comme quand tu arrêtes une machine, tu ne sais pas si elle va redémarrer ni comment. »

« Il faut se souvenir de nos bons résultats précédents pour repartir du bon pied », avance Steeve Essart qui occulte volontairement l'accident palois (défaite 82-74 chez le dernier).

Pour le meneur strasbourgeois, cette rencontre tombe à pic avant de reprendre le championnat, samedi à Nancy. « Elle va nous remettre en forme. » Son entraîneur affine le propos : « On a été sevrés de matchs, on aura peut-être plus de niaque. » Un surcroît d'envie d'autant plus intéressant qu'il s'agit d'un match couperet. La Coupe de France est une épreuve qui réussit mal à la SIG. Le club, alors en Pro B, avait atteint la finale en 1999 contre... Cholet. Si l'objectif reste la Pro A, la Coupe de France aiguise les appétits. « C'est tellement excitant de jouer à Bercy, avoue Steeve Essart, finaliste malheureux contre Cholet avec Sacha Giffa en 1998 lorsqu'ils évoluaient à Levallois. Ça donne envie d'aller au bout. » ■