Manchester City - PSG : Des Parisiens sans idées tombent à City (2-1) et prennent une véritable leçon de football

FOOTBALL Les Parisiens ont pris une leçon de football, mercredi soir, face à une équipe de Manchester City qui ne renonce jamais

Aymeric Le Gall
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Le PSG a été logiquement battus par City, mercredi soir, à l'Etihad.
Le PSG a été logiquement battus par City, mercredi soir, à l'Etihad. — Paul ELLIS / AFP

A l’Etihad Stadium,

Bouffés de la première à la dernière minute par une équipe de City so sexy, les Parisiens ont logiquement été battus (2-1) mercredi soir, même si l’ouverture du score de Mbappé nous a un temps laissé croire à la possibilité d’un braquage à main armée. Si Paris est cependant d’ores et déjà qualifié pour les 8es après la victoire de Leipzig à Bruges, il faudra faire beaucoup, beaucoup mieux pour justifier les lourds investissements de l’émir cet été.

Paris miraculé

Fluctuat Nec Mergitur. Battu par les flots mais qui ne sombre pas. Pendant une mi-temps, mercredi, le PSG n’a jamais aussi bien représenté la devise de sa ville. Privé de l’homme de verre Marco Verratti, après la 975e blessure de sa carrière (à une vache près), les Parisiens se sont fait rouler dessus par City et on ne sait encore par quel foutu miracle ceux-ci sont rentrés aux vestiaires à 0-0.

On a d’ailleurs arrêté de compter les vagues bleues au bout d’un moment tellement ça en devenait gênant, on se serait cru à la Pointe du Raz un jour de grand vent. Ici un genou salvateur de Kimpembe ou un tacle de Marquinhos, là une parade de Navas ou une cheville de Nuno Mendes : rien à faire, on ne passe pas.

City outragé

Le pire dans tout ça, c’est que le PSG aurait bien pu réaliser le hold-up du siècle si Mbappé n’avait pas manqué son enroulé du droit à la Titi Henry juste avant la pause. Mais pas de panique, le but allait finir par arriver. A la manière du PSG cette saison, sur un contre éclair (et pas mal de chatte), en ne comptant que sur le talent de sa MNM, pourtant fantomatique jusque-là.

Trouvé au second poteau par la Pulga après un faux appel délicieux de Neymar, Kyky venait éteindre un stade qui n’en croyait pas ses yeux (50e). Nous non plus, il faut bien l’admettre. Et si, finalement, c’était Pochettino qui avait raison contre tout le monde depuis le début ? C’est vrai ça, à quoi bon avoir du style quand on peut se contenter de gagner. Sale, certes, mais de gagner quand même.

Le foot a gagné

Mais la vérité, c’est que le football a ça de juste qu’il récompense le plus souvent ceux qui le respectent, ceux qui essayent, ceux qui jouent. Quinze minutes après l’ouverture du score, Sterling venait ainsi rendre justice aux Dieux du ballon en coupant d’un tacle rageur un ballon mal dégagé par la défense parisienne, avant que Gabriel Jesus n’en remette une couche, merveilleusement servi par Bernardo Silva (76e).

A l’arrivée, avec le carton de Leipzig à Bruges (5-0), les Parisiens sont tout de même assurés de voir les 8es en février prochain. Mais avec plus d’idées et un minimum de structure, s’il vous plaît. Sinon, autant laisser sa place à un autre.