Galatasaray – OM : Le retour de l’efficacité de Milik et des Marseillais pour se qualifier ?

FOOTBALL Les Marseillais doivent retrouver leur efficacité offensive contre Galatasaray s’ils veulent accrocher leur qualification pour les phases finales de Ligue Europa

Adrien Max
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Arek Milik ne retrouve, pour l'instant, pas sa superbe de la saison dernière avec l'OM.
Arek Milik ne retrouve, pour l'instant, pas sa superbe de la saison dernière avec l'OM. — Nicolas TUCAT / AFP
  • Les Marseillais affrontent Galatasaray en Turquie ce jeudi en Ligue Europa (18h45).
  • Après quatre points en quatre matchs, les joueurs de l’Olympique de Marseille doivent gagner pour se qualifier pour les phases finales de la compétition.
  • Pour cela, ils doivent retrouver leur efficacité offensive, à l’image d’Arkadiusz Milik, qui n’a marqué que deux fois depuis son retour de blessure, début octobre.

Arkadiusz Milik a-t-il toujours 89 % de chance de marquer lorsqu’il est lancé devant le but ? C’est l’estimation qu’avait faite Dimitri Payet lors du match contre Lorient (4-1) au moment de préférer le Polonais, pour qu’il débloque son compteur but cette saison, à Pape Gueye. Sauf que depuis ce match contre Lorient, il y a plus d’un mois, Milik n’a inscrit qu’un but, contre la Lazio (2-2), sur penalty, pour un total de deux buts en neuf matchs. Pas sûr, donc, que ce pourcentage atteigne celui de début octobre dans la tête du numéro 10 de l’OM. On ne le saura de toute façon pas puisque le Réunionnais est suspendu pour le match entre l'Olympique de Marseille et Galatasaray, ce jeudi en Ligue Europa (18h45).

Raison de plus pour que Milik retrouve son efficacité dans la dernière ligne droite des phases qualificatives de la compétition. « Nous sommes toujours dans le coup pour nous qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa. On aimerait bien l’atteindre, il faut gagner les deux prochains matchs pour sortir du groupe. J’espère que cela fonctionnera », se voulait réaliste le buteur, dans le média polonais Przeglad Sportowy lors de la dernière trève internationale.

« Il n’a pas pu se préparer avec le groupe »

Et l’inefficacité du buteur coïncide avec celle de son club. L’OM affichait une moyenne, d’1,5 but par match, quand le club stagne à un peu plus d’un but depuis son retour contre Lille (défaite 2-0), le 3 octobre dernier. Le nombre de points glanés par rencontre a aussi chuté d’1,77 à 1,37 point depuis qu’il a réintégré l’effectif, toutes compétitions confondues.

Mais Jorge Sampaoli, l’entraîneur, ne doute pas un seul instant de l’importance du Polonais. « C’était important pour nous de le récupérer, mais c’est vrai que l’équipe doit lui proposer plus de situations qui s’adaptent à son jeu. Cela va prendre un peu de temps, il n’a pas pu se préparer avec le groupe », expliquait-il quelques matchs après son retour. Et quand on connaît l’exigence tactique de l’Argentin, difficile de rattraper ce retard.

« Temps de jeu régulier et tranquillité d’esprit »

Après une blessure contractée lors de la dernière journée de Ligue 1, le Polonais est resté éloigné des terrains durant tout l’été. Il a même dû attendre le début du mois d’octobre pour refouler la pelouse. Après une demi-saison blanche au Napoli et une bonne adaptation à Marseille, cette blessure l’a coupé dans son élan retrouvé. Plus physiquement, que mentalement. « Il a eu des blessures sérieuses à Naples, mais malgré ça il a marqué beaucoup de buts, comme en 2018-2019. Quand tu as deux blessures de ce type de suite, et que tu reviens en prenant tous les risques, je ne pense pas que celle-ci ait pu l’affecter plus que ça », estime Bartłomiej Bukowski, journaliste pour Sportowefakty.

Pour l’intéressé, l’essentiel est d’enchaîner les matchs. Comme il l’a fait à son arrivée à Marseille, et depuis son retour de blessure début octobre. « Si vous êtes capable de jouer systématiquement et régulièrement pendant 2-3 saisons, vous vous développez beaucoup plus rapidement. Je peux le voir depuis je suis revenu. J’ai besoin d’un temps de jeu régulier et d’une tranquillité d’esprit pour tout reconstruire. La vie d’un footballeur est un processus de développement continu et il ne s’arrête jamais », a-t-il rappelé à Przeglad Sportowy.

Besoin d’être entouré

Pour Bartłomiej Bukowski, ce sont davantage du côté des caractéristiques du joueur, que de sa forme actuelle, ou du schéma tactique mis en place par Jorge Sampaoli, qu’il faut regarder. « En Pologne il n’est pas forcément vu comme un attaquant qui marque but sur but, même quand il a réalisé de bonnes saisons du côté de Naples. Il a de la technique, peut marquer des jolis buts, mais il a aussi une drôle de capacité à gâcher devant la cage adverse. Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment ce type de tueur devant le but que l’OM aimerait voir », tempère-t-il.

Pour briller, Milik a besoin d’être bien entouré, comme c’était le cas avec Dries Mertens en Italie, et désormais Dimitri Payet à Marseille. « Notre coopération est bonne parce que nous sommes sur le terrain à 5, 10 ou 15 mètres, nous avons donc des contacts étroits. C’est un joueur avec qui je m’entends bien. Il me cherche avec des passes verticales, vous pouvez voir ce "feeling" entre nous », rappelait le numéro 9. Jeudi soir, ce sera aussi à Under, la recrue la plus satisfaisante depuis le début de saison mais qui est incertain, Konrad, Lirola ou Amine Harit de retrouver de l’efficacité, que ce soit pour servir leur attaquant, ou le décharger de marquer.