Boonen rêve d'un triplé sur le Tour des Flandres

CYCLISME Une semaine avant Paris-Roubaix, la plus belle des Classiques belges dimanche...

M. Go. avec agence

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Sept jours après la démonstration de Boonen dans le Tour des Flandres, ses adversaires misent sans trop y croire sur une baisse de régime du champion du monde. A Gand-Wevelgem, mercredi, le phénomène des classiques a surtout pensé à récupérer.
Sept jours après la démonstration de Boonen dans le Tour des Flandres, ses adversaires misent sans trop y croire sur une baisse de régime du champion du monde. A Gand-Wevelgem, mercredi, le phénomène des classiques a surtout pensé à récupérer. — Franck Fife AFP/Archives
Le Tour des Flandres, c’est quoi?
Une course de fous.  Le «Ronde» (van Vlaanderen, en flamand)  ou «la plus Belle» selon les Belges est un Paris-Roubaix avec des côtes. Départ à 9 h 45 sur la magnifique grand-place de Bruges pour un parcours de 261 bornes. A partir du km 131, ça commence à frotter lorsque le peloton s’attaque à 16 montées souvent pavées. Parmi les plus célèbres, les Passages au Vieux Quaremont (km 180), au Koppenberg (km 190), Taaienberg (km 198) et bien sûr le mur de Grammont (km 245). Dernière difficulté au Km 249 (Bosberg). Sur les côtés, des milliers de Belges éructent au passage des coureurs. Le plat pays a fait de cette course l’un de ses fiertés nationales. Avant la seconde guerre mondiale, seul un Suisse avait réussi à rompre l’hégémonie des Flahutes belges. Du côté français Louison Bobet en 1955, Jean Forestier en 1956 et l’infatigable Jacky Durant en 1992 ont réussi à franchir la ligne en tête.

Jacky sort de l’anonymat en 1992…




Pour briller sur le Ronde, il faut ne pas avoir peur de frotter, bien s'accrocher lorsque ça accélère devant et surtout être un puncheur pour dompter les côtes brèves mais à fort pourcentage. Le champion de Belgique, Stijn Devolder, en avait fait la démonstration en 2008 lors d’une édition marquée par une météo pourrie et des gadins à répétition:





Le chouchou
Toute la Flandre rêve encore cette année de voir Tom Boonen dompter le Mur de Grammont. Deux fois vainqueur (2005 et 2006), le leader de l'équipe Quick Step postule à un troisième succès qui en ferait l'égal de ses trois compatriotes détenteurs du record de victoires (Buysse, Leman, Museeuw, le roi belge des pavés, vainqueur de 3 Paris-Roubaix) et aussi de l'Italien Fiorenzo Magni, qui mérita en son temps (1949 à 1951) le surnom de «lion des Flandres». Aux Trois Jours de La Panne, course dont il a fait l'impasse sur la troisième journée comme à son habitude, le Campinois a poursuivi sa préparation. Transparent dans Milan-Sanremo (crampes dans le final), il a retrouvé tout son tonus. «Depuis une semaine, je sentais que la forme arrivait. Elle est là», a-t-il affirmé jeudi lors de son point-presse.


L’outsider

Filippo Pozzato conduit l'opposition à  Boonen. Impressionnant par sa facilité d'allure du côté de La Panne, Pozzato a devancé Boonen la semaine passée à l'arrivée du GP E3, une répétition du Tour des Flandres. Suffisant pour devenir l'un des favoris, au même titre que le collectif de l'autre grande équipe belge (Silence) qui aligne l'expérimenté Leif Hoste -déjà trois fois deuxième à Meerbeke en 2004, 2006 et 2007- et l'espoir Greg Van Avermaet.


Le Français

Sylvain Chavanel est le premier Français depuis longtemps à figurer dans le champ des vainqueurs potentiels. Dans une forme étincelante depuis le début de la saison, Chava évolue chez les Quick Step. A la fois un avantage car il s’agit de l’équipe la plus forte sur ce genre d’épreuves mais aussi un inconvénient car le leader de la Quick n’est autre que l’enfant du pays… Boonen.