Transat cherche sponsors

VOILE La transat BPE s'élance dimanche de Belle-Île-en-Mer dans une météo économique capricieuse...

M. Go. avec agence

— 

 Thierry Chabagny à l'entraînement.
 Thierry Chabagny à l'entraînement. — DR

Difficile de faire vivre une épreuve à la voile en ces temps de crise. Les organisateurs de la Transat BPE, course à la voile en solitaire entre Belle-Île-en-Mer et Marie-Galante (Guadeloupe) en savent quelque chose. Malgré la beauté du parcours et du plateau, ils n’ont réussi à réunir que 14 marins sur la ligne. «Le contexte n'est pas facile. Jusqu'en décembre, tout se présentait bien, nous tablions sur 25 à 30 bateaux au départ, puis tout s'est précipité, les engagements n'ont pas été maintenus», explique Pierre Bojic, le directeur général de la société organisatrice Pen Duick.


Suivez la course sur le blog de notre skipper Thierry Chabagny ici à partir de dimanche 15 heures


Et l’avancée de notre bateau virtuel 20minutes là


La faute à la crise qui continue de faire des ravages dans l’industrie nautique (la marque Bénéteau qui fabrique les bateaux de la course pourrait bientôt licencier de 700 à 800 personnes). Particulièrement dans le sponsoring. «Il faut dire que la classe figaro vit essentiellement avec des sponsors dont les activités sont financières, bancaires ou immobilières», admet Pierre  Bojic. La Banque BPE, moins touchée par la crise, a pourtant confirmé dès décembre qu’elle poursuivait l’aventure. Sans ce sponsor, la transat aurait sans doute coulé.


Une épreuve extrême


D’abord disputée en double (première édition en 2001) de Saint-Nazaire à  Dakar puis en solitaire vers Cuba, avant de choisir en 2007 comme destination Marie-Galante (dédicace à  Lolo Voulzy), cette transatlantique, qui se dispute tous les deux ans, souffre également d’un manque de visibilité. Elle constitue pourtant la course la plus extrême pour les Figaristes, ces marins qui disputent tous les étés, la solitaire du Figaro, une couse à étapes en Manche et Atlantique  où chacun concourt sur le même bateau, une pépinière à champions. La «BPE» est la seule transatlantique en solitaire de leur calendrier. Une épreuve extrême qui impose aux marins de passer de 20 à 25 jours en mer seul. Sur des bateaux de 10 mètres identiques, la victoire se joue aux réglages, à la gestion du sommeil et à l’analyse météo (sans aide extérieure).


A ce petit jeu, Nicolas Troussel (vainqueur en 2007) et Eric Drouglazet (Vainqueur 2005) dit «Droug», deux anciens vainqueurs de la Solitaire et capable de passer 20 heures par jour rivés à la barre (Voir leurs gueules rougies par le soleil des Alizés ici) seront une nouvelle fois très durs à battre. «A part les 3 amateurs, il n’y a quasiment que des bons,», analyse Isabelle Joschke  La plupart des poids lourds de la classe figaro sont en effet présents, tel le géant Gildas Morvan (Cercle Vert) ou encore Erwan Tabarly (Athema), Armel Tripon (Gedimatou encore Thierry Chabagny (Suzuki) ne leur faciliteront pas la tâche.

 Parcours et options tactiques

Le parcours de la transat BPE, en solitaire, à la voile en figaro, entre Belle-Île-en-Mer et Marie-Galante est en route libre intégralement du départ à l'arrivée tout long des 3436 milles du parcours. En cette saison, deux options se présentent aux concurrents: la route la plus directe, qui est celle où la météo est la plus terrible, et celle plus sud, où s'enchaînent l'alizé portugais puis l'alizé de l'hémisphère nord.