Les Canaris n'en mènent vraiment pas large

David Phelippeau

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« On a tous envie d'aller se battre ensemble pour le maintien. » Tous les Canaris en ont peut-être envie, mais Guillaume Moullec est le seul à le dire. Hier matin, la plupart des joueurs ont esquivé la zone réservée aux journalistes. Seul l'ancien Lorientais a parlé. Il a diffusé un discours positif, éludant souvent les questions plus embarrassantes sur les manifestations de colère des supporters. « Il faut avoir confiance en soi et aller de l'avant, assène Moullec. On n'est pas plus mauvais que les autres. Il faut maintenant le prouver en ayant des résultats. »

Et ça commence dès demain avec la réception de Lille. « Un obstacle qu'il faut franchir du mieux possible », selon l'entraîneur Elie Baup. Un coach - qui à l'inverse de ses troupes - affiche une franche décontraction. « La santé morale du groupe me laisse beaucoup d'espoirs, poursuit l'homme à la casquette. Je sens que les joueurs veulent relever le défi du maintien. »

Pour l'heure, le FCN (16e) n'occupe pas la zone de relégation. Une ou deux défaites l'y précipiteraient. « De toute façon, il n'y a pas de places pour les faibles, explique Baup. Et ici, il n'y en a pas. Dans les attitudes, je vois des gens responsables... » Des joueurs qui seront privés de leur guide Frédéric Da Rocha, suspendu. « On ne le remplace pas, estime le coach. Personne ne peut tenir le même rôle. » Sans Da Rocha cette saison (quatre fois), le FCN n'a jamais gagné... ■