Judo : Trois mois après les JO, Teddy Riner revient ce dimanche en compétition à Perpignan

TATAMI Le judoka a accepté de faire une pause dans son repos pour aider son « club de cœur », le Paris Saint-Germain, lors de l’épreuve par équipes des Championnats de France

20 Minutes avec AFP
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Teddy Riner portant les couleurs du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes le 15 octobre 2021.
Teddy Riner portant les couleurs du Paris Saint-Germain, au Parc des Princes le 15 octobre 2021. — Francois Mori/AP/SIPA

Le judo français attendait ce moment avec impatience. L’un des meilleurs judokas au monde va revenir dans un dojo et il compte bien « mouiller le kimono ». Trois mois après les JO de Tokyo d’où il a ramené une médaille de bronze et un titre olympique par équipes, Teddy Riner fait un bref retour en compétition ce dimanche à Perpignan à l’occasion de l’épreuve par équipes des Championnats de France.

« Quand mon club m’appelle, je réponds : le Paris Saint-Germain, c’est mon club de cœur. Cela leur tient à cœur de venir chercher le titre, de monter sur le podium pour "monter" sur la Coupe d’Europe l’année prochaine », explique-t-il. « J’ai fait une pause dans mon repos, car normalement je reprends en janvier ». S’il n’a pas voulu préciser quand il avait repris l’entraînement, Teddy Riner dit se sentir prêt « pour essayer d’amener cette équipe le plus loin possible dans cette compétition ».

Des JO très éprouvants

Depuis Tokyo où il s’est incliné en quarts de finale du tournoi des +100 kg avant de décrocher une médaille de bronze, Riner, 32 ans, a « profité de (ses) médailles, de (sa) famille et a soufflé ». « Cela fait du bien, cela n’était pas une Olympiade de quatre ans, mais de cinq ans (avec le report d’un an des JO en raison du Covid-19). On n’avait pas mal d’interrogations sur la tenue de ces JO, on ne savait jamais où on se situait, c’était très compliqué, très éprouvant, d’où la pause très importante pour moi ».

Les blessures, dont celle au genou gauche qui avait fortement perturbé sa préparation du rendez-vous de Tokyo, « ne sont pas tout à fait oubliées » : « Il faut laisser le temps au temps, il n’y a que le temps qui pansera les blessures. Il en faut encore quand même », admet le Guadeloupéen.

En ce qui concerne la préparation des JO-2024 de Paris qui sera a priori son dernier grand défi, Riner botte par contre en touche : « Ne vous inquiétez pas, quand je saurai sur quelle compétition je reprends jusqu’en 2024, vous saurez tout », explique-t-il dans un grand éclat de rire.