Les trois pièges du match Lituanie-France

FOOT Parfois le contexte donne vraiment envie de rester sous la couette...

M. Go.

— 

 L'équipe de France à l'entraînement à Clairefontaine avant la double confrontation contre la Lituanie le 28 mars 2009 puis le 1er avril.
 L'équipe de France à l'entraînement à Clairefontaine avant la double confrontation contre la Lituanie le 28 mars 2009 puis le 1er avril. — REUTERS

Les mauvais souvenirs.

Il y a deux ans, le match Lituanie-France avait été l’occasion pour certains supporters lituaniens de faire étalage de leur classe. Un virage du stade avait déployé une banderole représentant l'Afrique repeinte aux couleurs françaises, avec cette mention «Bienvenue en Europe». Cette dédicace raciste aux joueurs de l’équipe de France a alimenté les conversations cette semaine à Clairefontaine. «Oui, on en discute. Ce n’est pas évident de faire abstraction de ça, mais il est important de se concentrer exclusivement sur le jeu. Le climat sera hostile, ils feront tout pour nous déstabiliser», a déclaré Alou Diarra, qui n’était pas du voyage il y a deux ans. «On doit se concentrer sur le jeu, sur ce qui se passera dans le rectangle vert», a juste indiqué Raymond Domenech. En 2007, l'UEFA avait diligenté une enquête qui avait abouti à une amende de 15.000 francs suisses pour la fédération locale.

 


Le match Lituanie-France sera à suivre en live comme-à-la-maison sur 20minutes.fr samedi à 20h45

C’est quoi, ce stade? 

Comment résumer le stade Darius et Girenas? Disons qu’un footballeur du dimanche y serait moins dépaysé qu’un Thierry Henry habitué à la splendeur du Camp Nou. Même rénové en 1998, le stade de Kaunas qui porte le nom de deux aviateurs lituaniens, Steponas Darius et Stasys Girenas, qui se sont écrasés en Allemagne en 1933 en tentant de rallier Kaunas à partir de New York, présente des tribunes hors d’âge et des vestiaires de promotion d’honneur. Mais ce n’est pas ce qui inquiète le plus le staff des Bleus, obnubilé par la pelouse ravagée par le rude hiver balte. «C'est surtout l'état du terrain qui nous préoccupe, qui fait que ça devient plus compliqué», a déclaré Domenech, qui n’a pas dû être rassuré par le tuyau de son défenseur Patrice Evra: «Vidic (son partenaire à Manchester United) m'a dit qu'il avait joué là-bas, à Kaunas, il m'a dit que terrain était difficile à jouer.» Même le sélectionneur portugais de la Lituanie, José Couceiro, s’en est plaint dans une interview à France Foot: «En ce moment, le stade de Kaunas est un bon terrain pour le foot sur glace. Dans de telles conditions, il est même impossible de s'entraîner.» Ah, le charme des qualifications européennes…


Le temps pourri…

En début de semaine, la météo prévoyait des températures négatives et un vent à dérouter les tireurs de coups francs français. Selon les dernières prévisions, les températures seront positives, entre 2 et 7°, mais il devrait pleuvoir et le vent est toujours au programme. Presque du beau temps pour un pays balte qui attend encore le printemps et de supers souvenirs pour ceux qui ont failli se crasher sous le même type de ciel lors d’un voyage épique aux Iles Féroé en octobre 2007. «On aurait préféré un temps plus clément. Mais qu'il fasse chaud ou froid, ça ne change pas grand chose», a positivé Domenech. Hoarau, qui déteste le froid, appréciera.