Le monde du foot allergique aux contrôles antidopage

DOPAGE Dans une conférence de presse surréaliste, les instances du foot prennent la défense des footballeurs opprimés par les méchant contrôleurs...

M. Go. avec agence
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Le président de la FIFA Sepp Blatterlors du 58e congrès, le 30 mai à Sydney
Le président de la FIFA Sepp Blatterlors du 58e congrès, le 30 mai à Sydney — Torsten Blackwood AFP

Après la France, la  polémique sur la localisation des footballeurs enflamme le monde. Cette mesure,  censée faciliter la lutte contre le dopage, oblige les sportifs à préciser tous  les jours l’endroit où ils se trouvent. Cette contrainte, déjà en place dans le  cyclisme et théoriquement instaurée dans le foot depuis le 1er janvier, permet de faciliter les contrôles. Mais elle hérisse les poils des  footballeurs


Des joueurs qui ont trouvé un soutien de poids en la personne de Blatter, président de la Fédération internationale de foot (Fifa). «Il ne faut pas se lancer dans une chasse aux sorcières quand il  s'agit de parler de dopage. Nous, dans le football, nous étions des précurseurs,  nous étions là depuis les premiers jours, il y a plus de dix ans en arrière», a  ainsi osé déclarer le président de la Fifa lors du 33e Congrès  ordinaire de l'UEFA à Copenhague. La même Fifa avait suspendu  les contrôles sanguins pendant le Mondial 2006 après s’y être frileusement  essayé en 2002.


Pour savoir s’il y a des  sports où il n’y a pas de dopage, c’est par ici


«Les joueurs de football ne  peuvent pas être sous contrôle 365 jours sur 365, on demande simplement à ce que  les joueurs soient laissés en paix quand ils passent leurs vacances avec leur  famille», a appuyé Michel Platini, le président de l’UEFA lors de la conférence  de presse. Mardi, la Fifa et l'UEFA avaient formellement rejeté dans un  communiqué commun «les localisations individuelles, et veulent les voir  remplacées par les localisations collectives, c'est-à-dire dans le cadre de  l'équipe et l'infrastructure du stade». Autant donner au sportif l’heure et le  lieu de son contrôle.


De son côté, le président  de l'Agence mondiale antidopage (AMA) John Fahey a accusé mercredi l'UEFA et la  Fifa «d'ignorer la réalité du dopage dans le sport», en refusant les exigences  de localisation. «Un des principes clés d'un contrôle antidopage efficace est  l'effet de surprise et la possibilité de contrôle d'un athlète sans préavis 365  jours par an», a déclaré John Fahey dans un  communiqué.


Une affirmation qui a rendu  fou de colère Blatter. «Ce n'est pas la ligne seule du football, mais de tous  les sports collectifs, comme le basket-ball, le handball, le volley-ball ou le  rugby», a-t-il tenu à rappeler. La lutte antidopage est un combat de tous les  jours…