Paulo Cesar, joker très discret du TFC

— 

Un événement. Dimanche, après l'éclatant succès contre Paris (4-1), Alain Casanova, habituel apôtre du collectif, a adressé un compliment individuel. Non pas aux « vedettes » Didot, Braaten ou Gignac, mais à Paulo Cesar, félicité pour « sa bonne entrée en jeu » et sa « capacité à garder le ballon ». L'habituel milieu droit brésilien a remplacé le milieu gauche Bryan Bergougnoux à vingt minutes de la fin. Sa technique et sa vision du jeu ont permis au TFC de réussir une belle fin de match, concrétisée par le dernier but de Braaten. « Je commence à rejouer et je reprends confiance », explique le discret Brésilien, très décevant cinq jours plus tôt contre Lille en Coupe de France. En mars, l'ancien Parisien a pris part à quatre rencontres, dont deux titularisations en Coupe de France, soit 187 minutes de jeu. Il n'avait eu droit qu'à 21 minutes en décembre, 59 en janvier et... deux en février ! « Je vais avoir 31 ans (le 26 juin), j'ai encore envie de prendre du plaisir », lâche l'ancien international. A Toulouse ou ailleurs ? « En fin de saison, il me restera un an de contrat, glisse l'intéressé, qui avait manifesté cet hiver des velléités de départ. Il faut voir si le club a envie de me garder, et si j'ai envie de rester... » Il n'en dira pas plus. Une chose est sûre : Paulo Cesar se verrait bien glaner une deuxième Coupe de France, trois ans après avoir déjà brandi le trophée avec le PSG. ■N. S.