« Nous ne leur ferons pas de cadeau »

Recueilli par David Phelippeau

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Ce match NRB-Basket Landes a-t-il une saveur particulière pour vous ?

Nantes, c'est là que j'ai débuté le basket à 15 ans. J'y ai encore toute ma famille. Après, je n'en garde pas un bon souvenir sur le plan sportif. En 2005-2006, j'y ai passé une saison bien galère [en N1]. On perdait tous les matchs. Il y avait des conflits entre les filles et l'entraîneur Didier Servant. En janvier, il a été remplacé par Simon Guillou [l'actuel coach du NRB], mais rien n'avait été réglé. C'était frustrant car j'étais chez moi.

Eprouvez-vous de l'amertume à retourner là-bas ?

Pas du tout. Je suis même très contente d'y aller. Je n'ai aucune rancoeur contre le NRB. J'ai mûri et c'est du passé.

Les duels Basket Landes-NRB (promus en Ligue) sont chauds...

Toujours. Cela fait trois ans que les deux équipes se rencontrent. L'année dernière, nous sommes allés gagner le titre de championne de France de N1 là-bas. Cette saison, les deux formations s'affrontent pour ne pas descendre. En tout cas, nous ne leur ferons pas de cadeau. La pression est sur elles. Si elles perdent, c'est fini. De notre côté, nous avons encore quelques jokers. Samedi prochain, nous recevrons Clermont (13e). La pression sera alors sur nos épaules.

Etes-vous peinée de voir le NRB dernier au classement ?

Toutes les saisons, il y a une équipe qui morfle. Cette année, c'est Nantes. Sportivement, elles méritent de se maintenir. Car, contrairement à d'autres formations, elles n'ont pas plusieurs étrangères et donc pas de problèmes financiers. Le NRB, comme Landes, est un club sans stars. ■