« Resigner a été un geste fort»

Recueilli par Floréal Hernandez

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Quentin, où en êtes-vous de votre convalescence ?

J'ai repris la course et ça va de mieux en mieux. Je travaille physiquement avec de la gym, des étirements, de la musculation... Après deux mois de travail en intérieur, ça fait du bien de retrouver l'extérieur, de pouvoir courir sur les terrains.

Avez-vous encore des douleurs ?

Oui, parfois. Il y a 10 jours, ça m'a empêché de courir. Mais là, ça va beaucoup mieux. La course fait que j'ai des petites séquelles, quelques raideurs dues à la remise en route.

Que vous ont dit les médecins sur l'évolution de votre blessure ?

Que ça se passe bien. On essaye de ne pas aller trop vite. Il y a des jours où ça peut aller et d'autres non, donc on est à l'écoute de ma cheville droite. Tant qu'elle accepte, on travaille.

Quand pensez-vous pouvoir retrouver le ballon ?

On ne s'est pas fixé de date précise. J'espère fin avril. Mais avant, j'ai un gros boulot physique à faire car cela fait un moment que je suis arrêté. Là, j'ai faim de ballon. Voir les autres s'entraîner et gagner des matchs, ça donne encore plus envie.

Comment gériez-vous le quotidien avec les béquilles, le plâtre ?

Ma copine m'a beaucoup aidé et je l'en remercie. Elle a été là jour et nuit. Ma mère est également venue me soutenir. Mes cousins et plusieurs amis d'enfance aussi. Mes journées étaient chargées mais j'avais du monde autour de moi, je ne me retrouvais pas tout seul. Cela m'a beaucoup apporté. J'ai pu m'appuyer sur eux.

Le club vous a-t-il soutenu pendant cette épreuve ?

Oui, j'ai reçu beaucoup de visites : des joueurs, des membres du staff ou de l'administration. J'ai senti un gros soutien de leur part. Mentalement, ça m'a fait du bien.

Après votre blessure, vous avez prolongé votre contrat au RCS jusqu'en 2013. Est-ce un geste fort que vous a envoyé le club ?

Oui, car je n'avais plus qu'une année de contrat. J'étais stoppé dans ma lancée. Je me serai retrouvé dans une situation difficile à gérer : travailler pour revenir mais aussi pour décrocher une prolongation. Maintenant, j'ai l'esprit tranquille. Resigner a été un geste fort et je les en remercie. ■