Armstrong chute et abandonne

CYCLISME L'Américain est tombé sur le Tour de Castille et Leon...

R.S.

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Lance Armstrong dans l'ambulance après sa chute dans le tour de Castille, le 23 mars 2008.
Lance Armstrong dans l'ambulance après sa chute dans le tour de Castille, le 23 mars 2008. — REUTERS/Rafa Gomez-Ciclismo a Fondo

Les retrouvailles avec Alberto Contador ont tourné court. Les deux leaders de l'équipe Astana n'ont même pas pédalé côte à côte le temps d'une étape sur le Tour de Castille et Leon. Victime d'une chute lundi sur les routes espagnoles, Lance Armstrong a été contraint à l'abandon à 20km de l'arrivée et a quitté l'épreuve le bras en écharpe, dans une ambulance, vers un hôpital de Valladollid.

En début de saison, lors du Tour d'Australie, le Texan s'était fait quelques frayeurs, mais avait toujours évité les chutes collectives. Celle qui l'a poussé sur le bas côté lundi a impliqué une vingtaine de coureurs et fait quelques dégâts. Lance Armstrong souffre d'une fracture de la clavicule droite, sans complication, selon le manger d'Astana Johan Bruyneel. «Pour le Giro, ça va être très compliqué», a déclaré Armstrong à la presse à sa sortie de l'hôpital de Valladolid.

«Cela ne m'était jamais arrivé. Je suis très déçu, je me sens très mal, là maintenant et je vais devoir me reposer quelques jours», a ajouté le coureur américain de 37 ans, devant une foule de journalistes et de badauds massés à la sortie de l'hôpital.

Il voulait réapprendre à frotter

Pour sa première course en Europe, samedi sur Milan-San Remo, il était resté discret dans le final pour éviter les chutes. A l'avant en début de course, il s'était effacé dans l'ascension de la Cipressa. Cette fois, l'Américain est resté dans les roues jusqu'au final.

Dès l'annonce de son retour, le septuple vainqueur du Tour craignait ce genre d'aléas, affirmant qu'il lui faudrait un peu de temps pour réapprendre à frotter dans le peloton.

Avant de reprendre les courses, l'Américain n'était pourtant pas réputé pour mettre le pied au sol. Sauf quand une musette sortie de nulle part happait son guidon, sur les routes du Tour de France. Ou quand la chute d'un concurrent le poussait à filer à travers champs.