Nadal reste le maître

TENNIS L'Espagnol surclasse Andy Murray en finale d'Indian Wells, 6-1, 6-2...

R.S.

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L'Espagnol Rafael Nadal, vainqueur en finale d'Andy Murray à Indian Wells le 22 mars 2009.
L'Espagnol Rafael Nadal, vainqueur en finale d'Andy Murray à Indian Wells le 22 mars 2009. — M.Fiala/REUTERS

Terre battue ou pas, le résultat est souvent le même lorsque Rafael Nadal s'aligne dans un tournoi depuis quelque temps. A Indian Wells, le Majorquin a confirmé sa réputation de cogneur tout terrain mais aussi son statut de meilleur joueur au monde en balayant en finale 6-1, 6-2 un Andy Murray relégué au rang d'élève impuissant devant le du maître du circuit.

Année après année, l'Espagnol prend de l'étoffe (et du muscle), améliorant sans cesse ses temps de passages avant Roland Garros. En décrochant son 33e titre, il débute pour la première fois une saison par deux victoires sur dur, après avoir fait pleuré Federer à Melbourne lors de la première levée du Grand Chelem.

Expéditif

Premier juge de sa progression, Nadal sait aussi l'expliquer: «Je crois que j'ai plus d'options qu'avant dans mon jeu, je sais faire plus de choses. Je sais maintenant changer le rythme d'un échange avec un revers slicé, comme contre Andy en finale ici.» Dimanche, dans le désert californien, l'Espagnol de 22 ans n'a eu aucun mal à dompter le vent fou et s'imposer de manière expéditive. «Rafa a joué de façon plus propre et a dicté la plupart des points», résume l'Ecossais, déboussolé.

«Gagner ici et en Australie, c'est vraiment un début de saison de rêve pour moi, enchaîne le Majorquin. Je me suis bien adapté aux conditions. Je les ai mieux acceptées que lui, j'avais une attitude peut-être plus positive.» Résultat, pas un seul jeu de service concédé et deux breaks chipés au numéro 4 mondial, présenté cette année comme son plus sérieux rival, au même titre que Federer, mais devant Djokovic.

Plus fort à l'entraînement

Pour écraser un peu plus ses adversaires, le numéro 1 mondial compte même aller plus loin. Plus régulier en revers slicé, plus puissant au service, et plus porté vers l'avant, il refuse désormais l'étiquette de mobilette des courts, incapable de gagner un match sans courir dans tous les sens. «Bien sûr, je veux encore progresser, être plus agressif. Mais tout cela est un processus qui prend du temps. Cette semaine, par moments, j'ai eu l'impression d'être meilleur à l'entraînement qu'en match.» Pour ceux qui croiseront sa route dans les semaines à venir, la saison risque de paraître très longue.