Le Racing ne craint pas la venue d'Angers

Floréal Hernandez

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Une victoire pour retrouver le podium. C'est ce qu'ambitionnent les Strasbourgeois et les Angevins, ce soir à la Meinau, pour la 28e journée de Ligue 2. Car les deux clubs, respectivement 3e et 2e après la 27e journée, ont été dépossédés de leurs accessits par les victoires montpelliéraine sur Brest (3-2) et messine sur Châteauroux (1-0) de vendredi. C'est la première fois, depuis le 22 décembre et un succès contre Boulogne (1-0), que le Racing se frotte à une équipe ayant de réelles ambitions de monter en Ligue 1. « C'est un match qui réveille, qui motive plus les joueurs », avoue Jean-Marc Furlan, l'entraîneur strasbourgeois. « Ce match a un peu plus de piment que les autres », poursuit le latéral gauche Jean-Alain Fanchone.

Pour les Strasbourgeois, c'est aussi l'occasion de laver l'affront du match aller. En Anjou, le Racing avait débarqué en leader invaincu après neuf journées et était reparti cabossé par un 3-0. « On a été nullissimes, explique tout simplement Jean-Marc Furlan. La ligne d'attaque était catastrophique et on a fait de la figuration en défense. » « Pourquoi ne pas prendre une petite revanche ? sourit Jean-Alain Fanchone qui, lui, reste plus marqué par la gifle reçue à Reims (4-1), mi-janvier. On est sûrement allés à Angers en excès de confiance et eux étaient dans un grand jour. Là, la pression est la même pour eux que pour nous. Si on gagne, on peut les distancer [de 3 points], et eux aussi. »

Dans l'optique de la montée, le RCS ne veut pas laisser de points en route (28 points pris sur 42 possibles, 3e total avant la 28e journée) et poursuivre sa série victorieuse avec un troisième succès. Ce qui serait une première depuis le 15 août (1-0 contre Bastia). « On a mangé notre pain noir pendant tout l'hiver. On était persuadés qu'il ne fallait pas lâcher. Maintenant, on est dans la dernière ligne droite. On sera là jusqu'à la fin », annonce le défenseur Pierre Ducrocq. ■