Et si Nikola Karabatic revenait à Montpellier?

HANDBALL Le meilleur joueur au monde n'exclut pas un retour dans son club formateur...

A.P.

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 Nikola Karabatic lors de la finale du championnat du monde à Zagreb
 Nikola Karabatic lors de la finale du championnat du monde à Zagreb — D.Sagolj / REUTERS

Il y a encore quelques mois, la perspective d’un retour de Nikola Karabatic à Montpellier paraissait aussi improbable que les retrouvailles entre Franck Ribéry et le FC Metz. La situation a pourtant bien changé depuis. Dans un entretien accordé à «l’Equipe», le demi-centre des Bleus évoque sans détour cette possibilité. «Oui, Montpellier m’intéresse», lâche Karabatic qui ne cache plus son envie de quitter le club allemand de Kiel, où le divorce avec ses dirigeants est consommé. «Une chose est sûre, je ne resterais pas à Kiel», affirme le joueur le plus courtisé du handball mondial qui évoque «trois pistes sérieuses» concernant le nom de son futur club.

«L’argent n’est pas mon unique moteur»


Aux arguments financiers de Barcelone – qui n’a jamais caché son béguin pour Karabatic - et des grosses écuries allemandes, Montpellier oppose l’affectif en comptant dans ses rangs un certain Luka Karabatic: «Mon rêve c'est de jouer un jour avec mon frère. C'est mon objectif. Si ce n'est pas la saison prochaine, ce ne sera que partie remise», promet l’aîné de la famille.

Sur les bords de la Mosson, le retour du fils prodigue est déjà érigé en cause régionale. Le club, la mairie et la communauté d’agglomération planchent sur les modalités d’un futur transfert. Car même si l’intéressé plaide que «l’argent n’est pas son unique moteur», l’affaire n’est pas gagnée d’avance. Le contrat liant Karabatic et Kiel court encore sur trois ans et son indemnité de transfert pourrait s’élever à près un million et demi d’euros. Une somme, même pour le club le plus riche de France.