Le podium, rêve remis à plus tard

Rémi Bostsarron

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C'était la défaite de trop. En s'inclinant (12-27) face à Tarbes, samedi, l'Union a perdu ses dernières chances de rejoindre le haut de tableau de la Pro D2. Onzièmes, les Bordelo-Béglais tacheront désormais d'atteindre leur objectif initial, la huitième place, même s'ils ont déjà la tête tournée vers la saison prochaine. « On y réfléchit énormément, reconnaît leur président, Laurent Marti. Mais je compte sur les joueurs pour faire bonne figure en cette fin de championnat. Ils doivent se comporter en professionnels. Même ceux qui seront amenés à nous quitter ont intérêt à briller, pour attirer d'autres clubs. »

On l'aura compris, l'Union se prépare à retoucher son effectif, et le rang des partants risque d'être plus fourni que celui des recrues. « Nous voulons nous appuyer sur le noyau d'une vingtaine de joueurs qui sont encore sous contrat, explique Laurent Marti. L'objectif est toujours de progresser avec ces jeunes et d'approcher les premières places. Mais contrairement à l'année dernière, nous ne recruterons pas de joueurs du Top 14 pour les encadrer, pour cause de contrainte budgétaire. » L'Union devra en effet composer cette fois avec un budget revu à la baisse, aux alentours de 4 millions d'euros. « Mais la bonne nouvelle, c'est que notre projet est aujourd'hui reconnu, assure son président. On n'est plus obligé de courir après les joueurs. Parfois, ce sont même eux qui demandent à leur agent de nous contacter. » Fort de cette bonne image, l'Union espère faire venir « deux ou trois joueurs de Pro D2 », mais aussi « un ou deux étrangers ». Comme bon nombre de clubs hexagonaux, elle pourrait ainsi céder à la tentation du marché anglais, rendu très attractif par la crise économique. ■