L'Asvel poursuit sa route en coupe

A Paris, Romain Scotto

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Bras croisés et buste droit. Voilà la position type d'un entraîneur serein. Ravi de la tenue des siens. Mardi soir, Vincent Collet ne s'est éloigné de sa chaise que pour applaudir ses joueurs. Rien de plus, si ce n'est les féliciter d'une qualification acquise sans s'échiner face au Paris Levallois (64-81). En visite dans la capitale, le tenant du titre a rappelé au leader de Pro B qu'il comptait encore une classe d'écart. « La différence s'est bâtie au fil du match, analyse Collet. On arrive à les étouffer progressivement avec beaucoup d'application. Physiquement, ils ont été obligés de rendre les armes. » Entre une Asvel chancelante depuis trois matchs et un PL programmé pour retrouver l'élite dans quelques mois, l'exploit était pourtant envisageable. A condition, pour les hommes de Jean-Marc Dupraz, d'emballer ce match de gala.

Un rêve qu'ils n'ont jamais effleuré. Pendant quarante minutes, le public de Coubertin a suivi la lente glissade d'un groupe encore trop naïf pour rivaliser avec un ténor de Pro A. Sur certaines phases, la différence est certes ténue. Mais au final, il a suffi de quelques relances gaspillées et d'un trop plein de nervosité du côté de Paris Levallois pour laisser les coéquipiers d'Aymeric Jeanneau à l'abri du traquenard.

Naviguant à chaque fin de quart temps avec au moins neuf points d'avance, l'Asvel s'est contentée de gérer son matelas jusqu'au coup de sifflet final. « Ils ont fait la différence sur le secteur intérieur, avec leur shoot à trois points, analyse Jean-Baptiste Adolphe, dunker en chef du PL. On n'a pas de regrets à avoir parce pour l'instant, ils sont meilleurs que nous. » Ils en rediscuteront peut-être dans quelques mois. ■