Stefan Babovic, le Messi défaillant

David Phelippeau

— 

Avec Stefan Babovic, il vaut mieux être patient. Le week-end dernier, le Messi des Balkans, comme on l'a surnommé à son arrivée, a zappé le match avec l'équipe réserve. Hier, le sujet a agacé Baup. « On ne va pas revenir tous les jours dessus, a pesté l'entraîneur nantais. La situation du club est plus importante que celle de Babovic. Il s'est exclu tout seul en faisant cette connerie au lieu de saisir l'opportunité de revenir dans le groupe. » Quid d'une sanction pour le joueur ? La direction et l'entraîneur ne sont pas en phase et se renvoient la balle. D'un côté, Baup attend que ses dirigeants infligent une amende à Babovic. « Ce n'est pas moi qui prends les décisions financières », justifie-t-il. De l'autre côté, les caciques envisagent une punition sportive, prise par le coach. « La charte des footballeurs nous interdit de toucher au salaire des joueurs, explique Claude Robin, directeur général délégué. La sanction doit être sportive. Il faut voir avec Elie. » Hier soir, il était question d'une nouvelle convocation du joueur, le week-end prochain, avec la CFA 2.

Il n'y a pas que sur le terrain que le joueur serbe est inconstant. De sa voix suave, à la sortie de l'entraînement, il regrette souvent de ne pas être en mesure de parler aux journalistes car il a « un petit problème ». Le rendez-vous est donc reporté. Mais en général, Stefan Babovic ne l'honore pas. On vous passe les motifs grotesques invoqués... Le garçon perdrait tout crédit. « Il est ingérable », souffle-t-on en interne. Personne n'a oublié cet épisode ubuesque survenu avant le déplacement à Bordeaux, en septembre dernier, durant lequel le Serbe était arrivé à l'aéroport sans son sac. C'est avec des cartons en guise de protège-tibias qu'il avait joué contre les Girondins. ■