« Je ne vise plus l'équipe de France »

Recueilli par Floréal Hernandez

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Samedi, vous avez reçu le trophée de Rameuse de l'année 2008. Vous attendiez-vous à cette récompense ?

Non, ce n'est pas le but ultime. C'est un trophée relativement nouveau, je n'y avais pas pensé. C'est une surprise, mais une satisfaction aussi ! Depuis septembre, je ne suis plus trop dans le giron de la Fédération. Ça me remet un peu dedans.

Auriez-vous mis l'aviron entre parenthèses ?

Oui et non. Je rame toujours de temps en temps, mais je reste au niveau club, je ne vise plus l'équipe de France. Je me concentre sur mes études et mon master en sciences du management à l'université de Haute-Alsace, à Colmar.

L'hiver qu'on a eu n'a pas dû vous inciter à aller ramer...

Non (rires). Il a été trop rude. Je n'ai pas trop ramé pendant deux mois. Quand les conditions sont difficiles, on ne prend pas de plaisir.

Est-ce la fin de votre carrière internationale ?

C'est difficile de dire qu'on ne refera jamais rien. Mais pour le moment, je savoure de ne pas être obligée de m'entraîner deux fois par jour. Je découvre également ce que c'est que d'aller en cours toute la journée. C'est nouveau. J'en profite aussi pour faire d'autres sports, comme du skating ou du badminton.

Vous ne visez donc pas une participation aux Jeux olympiques de 2012, à Londres ?

On ne se retire pas les Jeux de la tête comme ça. Donc pourquoi pas, si l'envie m'en prend. ■