Pour critiquer Mourinho, il faut le tuer

FOOT Mais lui a le droit de taper...

PK et RS

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Le Portugais José Mourinho, arrivant à l'aéroport de Manchester le 9 mars 2009.
Le Portugais José Mourinho, arrivant à l'aéroport de Manchester le 9 mars 2009. — P.Nobel/REUTERS

Depuis quelques semaines, ses conférences de presse sont plus savoureuses que les rencontres de son équipe. Surtout quand elle vient de s’incliner. Mercredi soir, l‘entraîneur portugais de l’Inter a encore dégainé devant les journalistes. Entre mauvaise foi, ironie, défense outrancière de ses joueurs et provocations multiples, José Mourinho a encore fait du José Mourinho, alignant des saillies à faire passer Raymond Domenech pour un être docile.

 

The «Special One» s’est d’abord échauffé avec un journaliste qui s’est hasardé à lui demander dans quel état d’esprit il était, après la défaite de son équipe. «Je ne suis pas triste. Vous êtes triste et frustré quand votre équipe ne joue pas, quand elle n’exprime pas ses qualités. Là, c’est le genre de match après lequel je n’accepte pas les critiques.» Empruntant à Eric Gerets sa rhétorique guerrière, Mourinho a alors menacé: «Si quelqu’un a quelque chose à dire, il doit me tuer avant, parce que l’Inter a été fantastique ce soir. Il est juste difficile de jouer à Old Trafford et malheureusement, la chance n’était pas de notre côté.»

 
Agression?
 

Des retrouvailles houleuses avec l’Angleterre. Visiblement énervé après le match, José Mourinho aurait passé ses nerfs sur un supporter de Man U qui passait par là. D’après «The Sun», à la pointe de l’investigation, l’impétrant en question aurait chanté «You’re going home, you’re going home» (tu rentres à la maison) à un Mourinho pas vraiment mélomane, donc. Si la musique adoucit les mœurs, la défaite à Old Trafford pas trop.