Jean-Michel Aulas a-t-il raison d'accuser le foot français de tous ses malheurs?

DEBAT Pour le président lyonnais, «l'égalitarisme» de la Ligue 1 explique le naufrage de ses joueurs à Barcelone...

A.P.

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Unique candidat à la succession de David Dein à la tête du G14, le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas devrait être nommé mercredi président du groupement rassemblant les 18 clubs les plus puissants d'Europe, et impulser une nouvelle politique expansionniste et plus agressive.
Unique candidat à la succession de David Dein à la tête du G14, le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas devrait être nommé mercredi président du groupement rassemblant les 18 clubs les plus puissants d'Europe, et impulser une nouvelle politique expansionniste et plus agressive. — Jeff Pachoud AFP

Le discours n’est pas nouveau. Quand Lyon touche à ses limites en Ligue des champions, Jean-Michel Aulas voit dans le foot français un boulet et la raison de tous ses malheurs.  «Quand on a un état d'esprit tourné non pas vers l'élite, mais vers un égalitarisme qui rabaisse le niveau de tout le monde, on a ce qui est arrivé mercredi soir», dénonçait le président de l’OL après l’élimination de son équipe à Barcelone.

Sur la pelouse du Nou Camp, l’écart entre les septuples champions de France et un grand d’Europe comme le Barça n’a jamais semblé aussi insurmontable. Pour Aulas, c’est bien le modèle du foot hexagonal qui pénalise son équipe. «Il faut analyser ce qui se fait de meilleur en Espagne et en Angleterre pour s'en inspirer, et ne pas s'enfermer dans des idées obsolètes», poursuit-il dans cette interview accordée à «L’Equipe.fr». «Elles ne permettent pas aux clubs français de jouer à armes égales», enfonce-t-il.

Constat imparable ou écran de fumée pour éviter une autocritique: venez réagir aux propos de Jean-Michel Aulas. Le football français doit-il favoriser les grosses écuries en se libéralisant ou faut-il qu’il conserve un certain souci d’égalitarisme. Le débat est lancé.