JO 2021 : La pentathlète Annika Schleu et sa coach visées par une plainte pour maltraitance animale

JEUX OLYMPIQUES Une association accuse la pentathlète allemande d'avoir fait preuve de cruauté envers son cheval

W.P, avec AFP
— 
Annika Schleu et son cheval
Annika Schleu et son cheval — Stanislav Krasilnikov/TASS/Sipa /SIPA

Des actes de cruauté envers un animal se cachent-ils derrière les images largement diffusées pendant les JO 2021 de la détresse d’Annika Schleu ? La pentathlète allemande, en tête du classement avant l’épreuve d’équitation, avait vécu l’enfer sur son cheval, tiré au sort comme le veut la règle. Mais peut-être pas autant que l’équidé, comme le suggère la plainte d’une association allemande de protection des animaux contre Schleu et sa coach, Kim Raisner.

Les deux femmes sont accusées de « cruauté envers les animaux » et « complicité de cruauté envers les animaux », selon un communiqué de l’Association allemande de protection des animaux (Deutscher Tierschutzbund).

Aux JO,​ Annika Schleu, en tête du classement avant l’épreuve d’équitation, a eu toutes les peines du monde à maîtriser son cheval, lui donnant de nombreux coups. Celui-ci a ensuite multiplié les refus d’obstacles, entraînant la chute au classement de l’Allemande.

Annika Schleu aurait pu être « un peu plus calme et raisonnable »

Sa coach Kim Raisner a ensuite été exclue des JO par la Fédération internationale (UIPM) pour avoir asséné un coup de poing au cheval. Pendant l’épreuve, elle avait été entendue en train d’encourager Annika Schleu à « frapper » l’animal. « Bien sûr, une athlète concentrée sur l’or olympique subit un stress énorme à ce moment-là, mais ce n’est pas une excuse à la cruauté envers les animaux », a opiné Thomas Schröder, président de l’association plaignante.

Annika Schleu s’était expliquée dans les colonnes du quotidien Die Zeit, assurant n’avoir pas été « extrêmement dure » avec le cheval tout en reconnaissant qu’elle aurait pu être « un peu plus calme et raisonnable ». Kim Raisner avait de son côté affirmé qu’Annika Schleu n’avait « pas torturé le cheval, d’aucune façon ».