Les amateurs, un défi pour les pros

Olivier Couteau

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Les défis attirent les pros. C'est ainsi que le SABC a recruté, l'été dernier, quatre joueuses de l'élite ainsi que José Ruiz, ancien entraîneur de Montpellier, qui évoluait également en Ligue féminine de basket. Pour y arriver, le club strasbourgeois a proposé un défi : monter en première division le plus vite possible, malgré des moyens limités. Une nécessité pour son président, Jean-Marc Bouté : « L'élite est le plus sûr moyen de pérenniser le club. » Le recrutement a été résolument tourné vers l'avenir, avec des joueuses âgées, pour la plupart, de moins de 23 ans. Laurence Cayot, 31 ans, en provenance de Challes-les-Eaux, fait figure d'exception. « Il y a une grosse différence de niveau entre les deux divisions, mais au moins, ici, il y a un challenge motivant : l'accession à la LFB », explique Belinda M'Boma, 26 ans, capitaine de l'équipe strasbourgeoise, venue de Clermont à l'intersaison dernière. « C'est moins difficile physiquement qu'en LFB et on a plus de temps de jeu », renchérit Charline Servage, la meneuse de jeu et ex-Montpelliéraine.

Relever le défi de la montée a également plu à José Ruiz : « C'est un projet intéressant, dans une région où le basket est bien représenté. Nous avons une bonne équipe, avec d'excellentes joueuses cadres, qui ont accepté ce niveau transitoire, sans compter l'expérience qu'apporte Laurence Cayot. Le problème, c'est que nous manquons d'effectifs, les blessures de cette saison nous l'ont montré. Sans cela, je suis sûr qu'on aurait pu monter dès cette année. » ■