Marseille une fois de plus impuissant au Stade Vélodrome

Jérémy Tordjman

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Deux matchs, deux nuls et zéro but. Le bilan des deux dernières rencontres de l'OM à domicile est peu flatteur pour un candidat au podium de Ligue 1. Que ce soit face au Mans (0-0, 25e journée), il y a deux semaines, ou contre Valenciennes (0-0, 27e journée), samedi soir, une constante apparaît : les Olympiens ne marquent plus à domicile. Un comble pour la meilleure attaque de Ligue 1 (40 buts). Certes, les Manceaux avaient fermé le jeu au Vélodrome, mais cela n'a pas du tout été le cas des Valenciennois, qui se sont créé de belles occasions, ce week-end. « On n'arrive pas à faire la différence en ce moment, admet Lorik Cana, le capitaine olympien. Notre situation n'est pas mauvaise, car on est toujours dans le coup, mais c'est ce qui rend ces deux nuls encore plus frustrants. »

Un sentiment partagé par Pape Diouf. « Il y a une grosse frustration, pour ne pas dire une déception. Malgré tout, il faut noter une amélioration dans l'implication des joueurs par rapport au match contre Le Mans, même si on a manqué une nouvelle fois d'efficacité offensive », regrette le président olympien. Au-delà de ce cruel manque de réalisme devant les buts, le problème marseillais pourrait être ailleurs. Fringant loin de ses bases - 2e équipe à l'extérieur -, l'OM paraît en difficulté lorsqu'il est dans la peau du favori. Une hypothèse appuyée par le bon match face à Bordeaux (1-0, 23e journée), alors que tout le monde s'attendait à une victoire girondine. « C'est vrai que les joueurs ont du mal à se surpasser quand on joue contre une équipe dite plus faible. Il faut trouver la solution à ce problème tous ensemble », affirme Pape Diouf. Les Marseillais sont donc au pied du mur avant de recevoir l'Ajax en UEFA, jeudi, et de se rendre au Parc des Princes pour affronter le PSG, dimanche. Mais ils ont déjà montré qu'ils avaient les ressources pour réagir. ■