Au Stade de France, comme à la maison

À Saint-Denis, Antoine Maes

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Plus c'est dur, plus ils aiment. Pour la deuxième fois en une semaine, les Lillois ont battu Lyon (2-0), dans un Stade de France façon « Vegas ». Une victoire qui confirme une tendance : le Losc se comporte mieux contre les grosses cylindrées que contre les petites équipes.

« Peut-être que c'est un problème de concentration, on croit que ce sera plus facile. Mais peut-être que je me trompe... Là, on va jouer Caen et Grenoble. Ce sera le même type de match qu'à Auxerre [2-0] ou Valenciennes [2-0] », prévient Plestan, excellent samedi soir.

Face à ces équipes, le Losc a laissé des plumes. Alors qu'il n'a perdu ni contre Marseille (3e), ni contre Toulouse (4e), ni contre Bordeaux (5e). En attendant, il peut se flatter d'avoir fait tomber le champion deux fois en une semaine, grâce au couple Bastos-Vittek, un but et une passe décisive chacun, mais aussi à un grand Malicki. Un gardien qui n'oublie pas les difficultés de son équipe quand l'adversaire est moins glorieux. Et qui ne désespère pas d'y remédier. « On est assez grands pour le faire. Dès la reprise, mardi, le coach nous remettra les pieds sur terre », souffle le portier. « En attendant, on va profiter deux jours », sourit Plestan. Il peut. Car si le score ne reflète pas l'emprise des Lillois, elle va marquer les esprits. « On a fourni deux grosses performances collectives en trois jours. Et quand on a été en difficulté, on a su tenir la baraque », explique Rami. Venir à bout du monstre lyonnais ne provoque pourtant aucun excès d'optimisme. « On a pris 4 points contre eux en L1. Mais si on est que 6es [7es après la victoire de Rennes contre Auxerre, hier], c'est qu'on ne mérite pas mieux », insiste Garcia. ■