Les Girondins ont touché le fond

Rémi Bostsarron

— 

« On est tombés sur une équipe plus forte que nous, tout simplement. » Laurent Blanc ne se voile pas la face, après la claque reçue par ses hommes à Toulouse (3-0), samedi. Il n'a guère le choix : la différence de niveau entre les deux équipes fut criante, au Stadium, surtout au cours de la première mi-temps. « On ne pouvait rien espérer, en particulier au vu des 45 premières minutes, reconnaît le coach bordelais. On a fait face à une équipe qui nous a battus dans tous les domaines, notamment dans l'état d'esprit. » Un constat partagé par Marc Planus. « On est simplement entrés sur le terrain pour jouer à la balle, on a manqué d'intelligence, de réflexion, affirme-t-il. Il a fallu attendre la mi-temps pour que "papa" nous dise comment réagir. »

Les Girondins auraient donc encore tendance à « planer », comme l'avait affirmé le défenseur central avant le derby, pour expliquer leur difficile mois de février. Cette fois, le retour sur terre est d'une brutalité inédite. Ils n'ont pas seulement été surclassés par leur rival du Sud-Ouest, mais aussi par un concurrent direct dans la course aux accessits européens, qui leur a chipé la 4e place. Paradoxalement, même le titre reste un objectif raisonnable, puisque le leader lyonnais n'est qu'à six points. Mais, comme le souligne Ulrich Ramé, Bordeaux a « grillé tous ses jokers ». ■