l'Etoile raccroche les patins sans regrets

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Les hockeyeurs de l'Etoile noire ont mis leurs patins au placard. Battus samedi 2-6 à l'Iceberg, les Strasbourgeois ont été éliminés 3 manches à 1 par Grenoble. Et se retrouvent bien malgré eux en vacances anticipées. Une fois passée la déception de quitter la compétition en quart de finale, les joueurs de Daniel Bourdages ont fêté la fin de saison.

Les idées « un peu en vrac », comme le concède Hugues Cruchandeau, le moral est tout de même au beau fixe chez les Strasbourgeois. « On n'est pas frustré car on a fait ce qu'on pouvait en play-offs. Pour la première fois, on a passé un tour en balayant Tours sans trop de problème (2 manches à 0), on a battu les Grenoblois une fois dans la série et on les a fait douter », rappelle le défenseur, fier du parcours de l'Etoile noire.

« On a démontré qu'on pouvait faire partie du Top 8, enchaîne Maxime Catelin, le capitaine. Le club a fait un grand pas en avant, il faut construire là-dessus. » Ce qui chiffonne Hugues Cruchandeau, c'est de se dire que l'aventure est terminée. « On était une bande d'amis cette année. C'est notre esprit de groupe qui nous a mené là. Ce qui fait mal, c'est qu'on ne continuera peut-être pas tous ensemble l'an prochain », regrette l'ex-international junior.

Face aux Brûleurs de loups grenoblois, les coéquipiers de David Cayer ont découvert les exigences de la compétition de très haut niveau. De celles qui permettent d'accéder aux demi-finales. « On a pris plus de pénalités qu'eux sur la série, déplore Maxime Catelin. Ça fait la différence. On avait le vent de face, alors que Grenoble pédalait avec le vent dans le dos. » L'expérience a aussi fait défaut. « On était pas mal de joueurs à découvrir les quarts de finale », explique Hugues Cruchandeau.

Septième budget de la Ligue Magnus, l'Etoile noire finit donc à sa place. Espérons qu'une grande partie de l'effectif puisse être conservée la saison prochaine car avec l'expérience emmagasinée, il est probable que le club puisse viser un peu plus haut l'an prochain. ■ F. H.