Bagayoko, de la punition au chaudron

David Phelippeau

— 

« On a besoin de Bagayoko. » Cette déclaration du président Waldemar Kita prête à sourire. Il est bien loin le temps où le patron du club enjoignait son ex-entraîneur Michel Der Zakarian de ne pas aligner le Malien. Depuis l'arrivée d'Elie Baup, Kita n'a plus vraiment voix au chapitre concernant la composition d'équipe. Et Mamadou Bagayoko - qui a décliné les sollicitations médiatiques cette semaine - est devenu un maillon essentiel.

A Saint-Etienne, dimanche, il fera son grand retour, après une période de suspension de six matchs - il avait bousculé un arbitre contre Monaco mi-janvier. Sera-t-il prêt physiquement ? « Il est bien, répond Baup. Il a faim. Dans notre situation, on a besoin de gens comme ça. » Le coach nantais n'en dira pas davantage. En tout cas, sa seule présence semble rasséréner ses coéquipiers. « Il ne peut que nous apporter, reconnaît le défenseur central Yoan Poulard. C'est un joueur dont on a besoin dans notre système de jeu. » A la lumière des entraînements, le Malien pourrait évoluer sur le côté gauche à la place de son compère Aurélien Capoue, blessé. « C'est un danger, poursuit Frédéric Da Rocha. J'espère qu'il nous fera le même match qu'à Monaco [un but et une passe décisive]... sans prendre de carton rouge ! » ■