« On est sûrs de notre force »

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Valenciennes reste sur dix matchs sans défaite [six nuls et quatre victoires]. Pour expliquer ce redressement, on parle « d'effet Darcheville ». Quel est votre sentiment ?

J'ai été super bien accueilli ici, par tout le monde. J'essaie juste de rendre sur le terrain ce qu'on m'a donné. Mes coéquipiers ont aussi tout fait pour me mettre à l'aise.

Comment appréhendez-vous le déplacement à Marseille, samedi ?

Ce sera un match difficile, mais on est sûrs de notre force. On n'a rien à perdre. On ira organiser comme on a l'habitude de le faire : on va bien défendre, et forcément, on aura des occasions. C'est aussi un match particulier, comme jouer à Bordeaux, Paris ou Lyon. Mais il faut faire abstraction de ça. De toute façon, on ne se prend pas la tête avec ça. La dernière fois que j'y suis allé, c'était avec Bordeaux, on l'avait emporté 2-0. Attention, je ne dis pas qu'on va gagner. Mais on commence à bien voyager.

En Ligue 1, c'est rare de faire confiance à un attaquant de 33 ans...

En France, on regarde plus la carte d'identité que les performances. C'est pour ça que certains joueurs de 30 ou 31 ans partent. On ne fait rien pour les garder. Alors qu'on peut très bien avoir 33 ans et les mêmes tests physiques qu'un joueur de 23 ans... Peut-être qu'un jour, je trouverai un jeune qui va me bouger, mais ce sera difficile. ■■Recueilli par Antoine Maes, à Lille