Eden Hazard fait jerker les Lyonnais

A Lille, Antoine Maes

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Avant de se retrouver samedi au Stade France, Lille et Lyon ont offert un splendide 8e de finale de Coupe de France. Et le dernier mot revient aux Nordistes, vainqueurs (3-2) au bout des arrêts de jeu.

Politesses entre amis Les retrouvailles ont gâché l'entame. Les anciens Lillois se marrent sur le bord de la pelouse à une heure du coup d'envoi. Franche rigolade entre Makoun, Bodmer, Keita et Michel Seydoux, leur ancien boss. Sauf que les politesses déteignent sur le match, loin de l'intensité attendue pour ce choc des 8es de finale de la Coupe de France. Jusqu'à la 20e minute, on n'a d'ailleurs vibré qu'une fois, en regardant les tibias de Béria se faire reluire par les crampons de Grosso. La tribune officielle râle. Pour le moment, ça fait chère la place en honneur. Entendu dans les travées : « On dirait un match entre deux équipes entraînées par Claude Puel ». C'est pas très sympa, mais totalement vrai.

Le Losc met l'ambiance Mais avec Lille, il se passe toujours quelque chose. En bien ou en mal... Vittek met Hazard en orbite, l'international belge envoie un centre tendu comme un arc à Bastos. Premier but du Brésilien en 2009 qui nettoie la lucarne de Vercoutre (1-0, 22e). Dans le Nord, on a le respect de ceux qui gagnent, alors on laisse l'OL recoller sans tarder : corner de Pjanic, déviation de Mounier, but de la tête de Makoun (1-1, 24e). On remet ça ? Hazard joue au funambule, plante quatre Lyonnais dans le gazon du Stadium et surprend Vercoutre (2-1, 45e). Mais Mounier profite du laxisme lillois pour fusiller Butelle de près après un corner mal dégagé par la défense des Dogues (2-2, 46e).

Fauvergue au bout du suspense Sa côte d'amour, dans les coeurs nordistes, est inversement proportionnelle à sa supposée maladresse. Mais Nicolas Fauvergue a sérieusement grimpé dans l'estime des supporters. Le chrono file vers la quatrième minute du temps additionnel, Hazard, encore lui, s'arrache. Centre vers Fauvergue, qui reprend l'offrande du petit Belge. Vercoutre est à terre, le Béthunois peut hurler : il envoie le Losc en quart de finale. Mention spéciale à Ludovic Butelle, qui a sorti trois parades monstrueuses dans les dix dernières minutes, notamment un boulet de Källström (88e), pour sauver un Losc sous respiration artificielle. Le comble, c'est que ni le portier, ni le héros, ni le lutin ne devraient être titulaires au Stade de France, samedi. Suffisants pour rassurer les Lyonnais ? ■