Le FCN face au trésor public stéphanois

David Phelippeau

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Ils sont marqués au fer vert. Le gardien de but Jérôme Alonzo et l'entraîneur Elie Baup n'oublieront jamais leur passage dans le Forez. Quatre ans pour le premier, sept pour le second. Quand on leur dit « Sainté », d'emblée, ils évoquent le stade Geoffroy-Guichard. Et à les entendre, les Canaris ne joueront pas contre onze Stéphanois mais douze, dimanche soir... « L'ASSE joue sa vie en ce moment, explique Alonzo. Les gens seront là. Ce douzième homme, eux l'auront jusqu'au bout de la saison. »

Ce qui n'est pas toujours le cas avec d'autres formations en difficultés... le FCN y compris, selon le portier. « On peut être jaloux de ça. Ce n'est pas pour critiquer mais pour des clubs comme le nôtre, Le Mans, Le Havre, c'est beaucoup plus compliqué de faire le plein. A Saint-Etienne, le football est dans la culture. C'est un vrai avantage. » Elie Baup, formateur puis entraîneur dans la Forez, confirme : « Ça ne changera jamais. Ce stade a quelque chose de très particulier au niveau du bruit... » « Il n'y a pas de mots pour le décrire », embraie Alonzo. Baup, lui, s'y essaie : « C'est très métallique, très fort, ça vibre. » Et il s'y passe toujours quelque chose. « Je me souviens d'un Sainté-OM, en décembre 1999, avec quatre buts du Brésilien Alex, et des supporters marseillais qui quittaient le stade à la mi-temps, raconte Alonzo. Il y avait une énorme ambiance, c'était incroyable ! » Les souvenirs d'Elie Baup ont leur dose de cocasserie. « Il y a plein d'histoires croustillantes dans ce stade... Je me rappelle de cette canette de bière qui avait été lancée sur Jean-Pierre Papin ! Ou encore cette paire de ciseaux qui avait volé à côté du gardien de l'OM de l'époque Pascal Olmeta ! »