Des Lillois étouffés par le nouveau VAFC

Antoine Maes

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C'était un derby, un vrai. Avec son lot de coups, d'actions brûlantes et d'invectives entre supporters. Au bout du compte, c'est avant tout une magnifique opération pour le VAFC, et un nouveau contretemps pour le Losc.

Dans les duels, Lille a plié « On a fourni une première période trop moyenne pour espérer », s'est empressé de souligner Rudi Garcia. Le coach lillois avait pourtant fait jouer la fibre régionale en injectant du Ch'ti à son équipe (Dumont, Fauvergue, Debuchy). Sauf que Valenciennes a fait exploser son rival dans les duels. « En ce moment, pour nous mettre un but, il faut nous marcher dessus », se satisfait Antoine Kombouaré. Chaque intrusion lilloise était donc sévèrement châtiée. Mais au-delà du retour d'une défense intraitable (un seul but encaissé en 2009), le VAFC s'est aussi trouvé un sacré puncheur avec Jean-Claude Darcheville, auteur du 2e but de son équipe après l'ouverture de Danic. « Ici, on a confiance en moi. Quand on me donne, j'essaie de rendre », explique-t-il.

Le Losc se pose des questions On croyait les Dogues relancés après leur victoire sur Monaco (2-1), la semaine passée. Mais leur entraîneur, Rudi Garcia, a bien dû l'admettre : « C'est un coup d'arrêt. » Avant d'affronter Lyon, mercredi puis samedi, c'est une défaite qui fait mauvais genre. « Il va falloir se poser les bonnes questions maintenant. Si on continue comme ça, on risque d'avoir de grandes désillusions. On a fait six très bons mois, ce serait dommage de tout gâcher maintenant », prévient Rio Mavuba, le capitaine. Qu'est-ce qui cloche à Lille ? En fait, de la défense à l'attaque, tout tourne un poil moins bien. Et quand la paire Obraniak-Bastos n'est pas dans un grand jour, c'est trop de handicaps pour ce Losc-là.

Valenciennes l'esprit léger Au VAFC, Antoine Kombouaré est « un entraîneur heureux ». Il peut, parce que son équipe vient d'enchaîner un 9e match sans défaite. Une série qu'il n'aurait oser espérer l'automne dernier. Aujourd'hui, les coéquipiers de Rudy Mater sont assis sur un gros matelas de confiance. Et de méfiance. « Le chemin est encore long. On ne va pas écouter ou lire tout ce qui va se dire ou s'écrire sur nous. Ce sera forcément dithyrambique », prévient Kombouaré. Et ce n'est pas le moment de prendre le melon. ■