« On a manqué une balle de break, mais il y en aura d'autres »

Recueilli par David Phelippeau

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Samedi soir, vous avez été rejoints par Grenoble (1-1) à la dernière minute. Comment-expliquez-vous ce nouveau faux-pas ?

Le scénario est dur à avaler. On a pris une grosse claque d'autant que tout le monde derrière a gagné. En deuxième période, sur certaines phases de jeu, on avait l'impression de jouer contre le Milan AC. C'est affreux, car tu joues contre Grenoble, mais tu as l'impression d'être complètement dominé, bouffé, piétiné. On a alors fait le dos rond en défense. Cela a marché jusqu'à la 95e minute de jeu... Hier (samedi) soir, on a manqué une balle de break, mais il y en aura d'autres.

Y avait-il penalty pour le GF 38 en deuxième période ?

Il y a bien contact entre Daniel Moreira et moi. Sur ce genre d'action, huit fois sur dix, un arbitre siffle. Je lui ai attrapé la jambe. Dans le couloir, je lui ai glissé un mot pour qu'il n'y ait pas de polémique et qu'il ne pense pas que j'étais un tricheur ou un voleur. C'est vrai, j'ai eu des penaltys plus sévères sifflés contre moi.

Etes-vous inquiet pour l'avenir de votre club ?

Il reste douze matchs, donc douze points à prendre pour se maintenir. Ça ne paraît pas être un challenge irréalisable. Avec quatre victoires, on s'en sort. Si on n'est pas capables de gagner quatre matchs en trois mois, c'est qu'on n'a rien à faire en Ligue 1 ! Je suis très optimiste malgré le scénario d'hier (samedi) et la mauvaise opération au classement. Je suis remonté comme jamais. Après une nuit difficile, je suis plus que jamais prêt à repartir au combat dès mardi. Je crois en ce groupe. On vient de très, très loin. Il ne faut pas oublier que mi-septembre, on avait un point seulement au compteur. En ce moment, on en a vingt-neuf... ■