Bourez change de monde

SURF Amateurs de grosses vagues, le Tahitien va rejoindre Slater et les autres cadors sur le circuit pro....

M. Go.

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 Michel Bourez accède en 2009 à l'ASP, le circuit le plus prestigieux du surf mondial.
 Michel Bourez accède en 2009 à l'ASP, le circuit le plus prestigieux du surf mondial. — REUTERS

Jérémy Florès était l'attraction d'il y a un an. Vendredi soir, à 22 heures (heure de France), le Réunionnais sera rejoint sur le circuit ASP World Tour (anciennement WCT) par un petit nouveau dont tout le monde parle déjà. Michel Bourez (prononcez Boulez, à la polynésienne) a seulement 23 ans mais il a frappé un grand coup en novembre 2008 en remportant une finale d'anthologie dans des conditions parfaites du sport d'Haleiwa à Hawaï. Cette victoire lui a permis d'accéder au plus haut niveau du surf mondial, après avoir galéré plusieurs années sur des circuits secondaires. Comme dans toute bonne légende naissante, le Tahitien répète à qui veut l'entendre qu'il était sur le point de stopper les frais pour rentrer chez sa mère.

Amateur de grosses vagues


Aujourd'hui, il attend avec sérénité les premières séries qui se dérouleront sur la célèbre vague de Snapper Rocks à Coolangatta, en Australie. «Je me dis juste que c'est une compét' comme les autres et qu'il faudra que je me donne à 200 % maintenant. La pression viendra pendant la série, mais c'est de la bonne pression», vient-il de déclarer sur un site spécialisé.

Le Français dans ses oeuvres. La dernière image montre Bourez dans son jardin,
sur la vague redoutable de Teahupo'o en Polynésie française :




A 23 ans, le puissant surfer a un énorme potentiel. Champion d'Europe en 2006, c'est surtout ses fulgurances qui ont marqué le petit monde du circuit pro sobrement appelé The Dream Tour cette saison. Comme Florès à son époque, le Tahitien est resté dans les mémoires pour avoir accroché des cadors lors de compétitions où il était invité. Le 27 septembre 2007 à Hossegor au Quicksilver Pro France il sort au 1e tour l'Hawaiien Andy Irons triple vainqueur de l'épreuve et surtout au 3e tour Kelly Slater.

L'année suivante, il élimine sur le même spot de Seignosse l'australien Bede Durbridge, n° 5 mondial. Repéré par Nike (il est l'un des seuls surfers sponsorisé par la marque américaine) Burez s'avance cool. «Cette année, je vais juste essayer de rester dans le top 45. Si je peux être rookie of the year, c'est encore mieux, mais je vais juste tenter d'entrer dans le top 15», déclare-t-il. Il sera à surveiller dans les grosses conditions. Notamment en France si le Sud-Ouest s'énerve ou encore à Tahiti où il a l'habitude de s'amuser avec son pote Hira Teriinatoofa.

4 Frenchies sur le World tour

L'Euroforce (le clan des surfers européens dans le jardin des Américains et Australiens) compte maintenant 4 membres français. Michel Bourez et son ami d'Anglet Tim Boal ont rejoint cette année les deux compères Jérémy Florès et Miky Picon.