Le leader des Yankee raccroche, lassé par le jeu de l'OM

FOOT Lionel Tonini n'a plus le coeur à faire chanter les supporters marseillais...

Romain Scotto

— 

Le groupe des Yankee, supporters de l'Olympique de Marseille, lors du match contre Paris, le 17 février 2001.
Le groupe des Yankee, supporters de l'Olympique de Marseille, lors du match contre Paris, le 17 février 2001. — J.Gerard/AFP

«Epuisé et déçu». Après 22 années passées en haut du perchoir à lancer les chants du virage nord du Vélodrome, Lionel Tonini n’en pouvait plus. Le meneur des Yankee, pose son micro définitivement comme il l’explique jeudi au quotidien «La Provence», lassé d’encourager une équipe sevrée de titre depuis seize ans (non, la Coupe Intertoto ne compte pas…) et proposant depuis de trop longtemps un jeu beaucoup trop indigent.

«J'arrête parce que j'en ai marre, confie Tonini. C'est épuisant. Puis les résultats n'incitent pas vraiment à continuer. Je suis déçu par l'équipe.» A 39 ans, la voix du virage nord n’a plus le cœur à s’impliquer dans un club dirigé par Robert Louis-Dreyfus. Autre motif invoqué, beaucoup plus pratique cette fois: la tentation de voir enfin un match face au terrain. «Maintenant, quand j’irai au stade, je pourrai regarder les matchs. Parce que quand on anime, dos à la pelouse, on ne voit rien.»

«Il insultait un peu l’arbitre»

Dans le cercle des meneurs olympiens, la nouvelle ne surprend pas grand monde. «C’est le dernier des anciens qui s’en va, note Christian Cataldo des Dodgers. Je le comprends, mais il n’est pas le seul à être déçu par le jeu de l’OM. Moi aussi je le suis. On est même 50.000 à chaque match. Il faut dire qu’on est tombé très bas. La preuve, jeudi, on va être éliminé sur TMC. C’est un signe quand même...» Après 15 années passées en haut du perchoir, il s’est lui aussi retiré en début de saison. Fatigué, il a préféré laisser sa place à un jeune, comme Tonini, désormais suppléé par un autre Yankee.

«A un moment donné, il vaut mieux s’en aller. Lionel, on ne le voyait plus. Il arrivait deux minutes avant le coup d’envoi, il insultait un peu l’arbitre, il faisait un peu son Johnny en gueulant et il s’en allait. Voilà.» Christophe Bourguignon, à qui Tonini faisait écho dans le virage d’en face, voit même d’un bon œil le départ de son homologue. «Vous voulez que je vous dise? Je m’en fous complètement, lâche le leader Ultra, aux portes du stade de Twente. Il ne s’impliquait pas assez.» Apparemment, il n’en avait juste plus l’envie.

Et vous qu’en pensez-vous? Etes vous aussi déçus du jeu de l’OM? Etes vous encore nostalgiques des années Tapie? Dites le nous en commentaire…