Galatasaray au plus mal : une fausse bonne nouvelle

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C'est un fait, Galatasaray est en crise. Les Stambouliotes devront assumer une énorme pression, ce soir, face aux Girondins, car ce match doit être pour eux celui du rachat. Leur dernière apparition dans leur chaudron du Ali Sami Yen, dimanche, s'est en effet soldée par une impensable humiliation (2-5) face au très modeste Kocaelispor. Cette défaite, leur première à domicile cette saison, a coûté sa place à l'entraîneur allemand Michael Skibbe, recruté l'été dernier. L'ancien coach de Leverkusen a payé, plus globalement, un début d'année 2009 raté qui a relégué le club à la cinquième place du championnat, derrière ses grands rivaux Besiktas et Fenerbahçe, et à huit longueurs du leader, le Sivasspor. Ce match couperet des seizièmes de finale retour de la Coupe UEFA sera donc le premier des Turcs sous la houlette de l'ancien défenseur central international Bülent Korkmaz, nommé en remplacement. Les Girondins pourraient se réjouir de cette instabilité, mais ils auraient tort. Bülent Korkmaz (40 ans) ne possède certes pas un CV d'entraîneur en béton, mais il ne tardera pas à trouver ses repères à Galatasaray, puisqu'il y a passé l'ensemble de sa carrière, achevée en 2005. Il faisait donc partie de l'équipe victorieuse de la coupe UEFA 2000, la seule compétition européenne remportée par un club turc.

Autant dire qu'à l'image d'un Diego Maradonna à la tête de l'équipe nationale d'Argentine, il bénéficie d'une aura incontestable, apte à galvaniser ses joueurs et leurs 23 000 supporters. Un avantage considérable, dans une rencontre qui promet de se jouer en grande partie dans les têtes. ■R. B.