Interdit de perdre la boule à Istanbul

FOOT A 19h30, les Girondins entrent dans l'arêne turque...

Rémi Bostsarron

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Le buteur de Bordeaux Fernando Cavenaghi le 28 septembre 2008 contre Saint-Etienne lors d'un match de Ligue1 au stade Chaban-Delmas.
Le buteur de Bordeaux Fernando Cavenaghi le 28 septembre 2008 contre Saint-Etienne lors d'un match de Ligue1 au stade Chaban-Delmas. — R.Duvignau/REUTERS

Ils savent à quoi s'attendre. Ce soir (19h30), à Istanbul, les Girondins vont être confrontés à deux adversaires: Galatasaray et son public. Contrairement à Chaban-Delmas au match aller (0-0), le stade Ali Sami Yen sera plein, pour assister à ce seizième de finale retour de la Coupe UEFA. Et la réputation des supporters turcs n'est plus à faire. «On fera tout pour ne pas sentir cette chaleur, ne pas être timide, rester lucides et concentrés», explique Fernando. Vacciné par l'échec face aux Belges d'Anderlecht, la saison passée (voir ci-dessous), le Brésilien se méfie aussi du comportement des joueurs adverses: «Notre expérience en Ligue des champions doit nous aider à ne tomber dans le jeu de l'énervement, de la simulation, de la provocation.»

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Marquer deux buts

Face à tant de dangers à éviter, la tâche des Bordelais paraît bien compliquée. Ils sont dans l'obligation d'inscrire au moins autant de buts que les locaux, alors qu'ils souffrent justement, depuis trois semaines, d'un souci récurrent d'efficacité. Pourtant Fernando se veut optimiste. «Je suis sûr qu'on va marquer», lâche-t-il. Pour lui, la pression du public turc pourrait aussi jouer en faveur des Girondins. «Galatasaray va être poussé à attaquer, ça nous donnera des espaces, affirme-t-il. Le premier quart d'heure sera déterminant. Le mieux, ce serait de marquer en premier. Ensuite, notre maîtrise technique nous permettrait de garder le ballon, et on aurait d'autres occasions.» Quel que soit le résultat final, ce but aurait au moins le mérite d'éviter à coup sûr aux Marine et Blanc des prolongations dont ils se passeront volontiers, au vu de leur état de forme actuel.